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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Emilie Thérond a filmé l’instituteur de son enfance l’année de sa retraite dans Mon maître d’école, un documentaire attachant qui fait le portrait d’un passionné de l’enseignement comme on n’en fera plus.

"Mon maître d'école", un film de Emilie Thérond

A St Just-et-Vacquières, Jean-Michel Burel, maitre d’école d’une classe à plusieurs niveaux, commence sa dernière année scolaire avant la retraite. L’instituteur enseigne la tolérance et la sagesse au même titre que l’orthographe et les mathématiques. Il mène son programme avec détermination. Il s’évertue à soutenir les élèves pour leur donner confiance et les élever plus haut. À travers les yeux d’une ancienne élève, aujourd’hui réalisatrice, se dessine une école intemporelle où la rigueur se conjugue avec la bonne humeur, une école où la liberté commence avec le respect de celle des autres. Une école qui appartient à tous et au domaine universel de l’enfance.

 

 

Journaliste, Emilie Thérond a réalisé plusieurs documentaires pour la télévision. Apprenant que l’instituteur de son enfance, Jean-Michel Burel, allait prendre sa retraite, elle a voulu consacrer un reportage à sa dernière année d’enseignement dans un petit village du Gard dont il est aussi le maire. Son projet a séduit François-Xavier Demaison (visa sa société de production B2 Films) et même la branche française du distributeur Disney. Voici donc le reportage d’Emilie Thérond devenant son premier long-métrage pour le cinéma !

 

Comment ne pas succomber au charme de Jean-Michel Burel, un sexagénaire à l’allure débonnaire avec un accent chantant et une bonhommie que l’on croirait sortis de l’œuvre de Pagnol ? Depuis le début des années 70, celui qui se considère comme un anticonformiste enseigne à sa manière « l’école de la vie » à une classe unique regroupant tous les niveaux de CP à CM2. Cette forme d’enseignement – qui tend fatalement à disparaître avec lui – n’est guère possible que dans un petit village retiré et « Bubu » admet que c’est cette raison qui l’a poussé à rester toute sa carrière dans ce hameau du Gard, loin du regard des institutions. Si la réalisation est assez calamiteuse parfois, rappelant plus un épisode de L’amour est dans le pré que Etre et avoir de Nicolas Philibert, le film est fortement séduisant, avec une galerie de personnages attachants et une vision de l’école comme on l’aime, républicaine, laïque, humaniste et dans le respect de tous. Un beau témoignage d’affection et la preuve que l’éducation peut se faire dans la bonne humeur et l’intelligence du cœur.

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