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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Arthur Delaire et Quentin Reynaud signent ensemble leur premier long-métrage, Paris-Willouby, un road-movie autour d’une famille recomposée réunie pour des funérailles. Une comédie loufoque qui a le sens de la situation mais certainement pas de la mise en scène.

"Paris-Willouby", un film de Quentin Reynaud et Arnaud Delaire

Les Guilby Lacourt forment une famille recomposée typique de notre époque. Entre père, belle-mère, petite sœur, frère, demi-sœur, ou encore demi-oncle, ils ont parfois du mal à s’y retrouver ! Un soir, ils apprennent la mort d'un grand-père avec qui ils ont coupé les ponts depuis une dizaine d'années. Fatalement voués à cohabiter le temps d'un long voyage pour se rendre à son enterrement, ils vont tous très vite devoir s'adapter au concept du "vivre ensemble" dans l'espace exigu de la voiture familiale. Pour le meilleur et pour le pire !

 

 

Pour leur premier long-métrage, Arthur Delaire et Quentin Reynaud ont joint leurs forces dans cette comédie douce-amère, fortement inspirée de Little miss sunshine, petit film indé qui rencontra un succès foudroyant en 2006. Isabelle Carré et Stéphane de Groodt forment ici une famille recomposée avec sa fille à lui (Joséphine Japy), son fils à elle (Solal Forte) et leur fille (Aminthe Audiard), sans compter l’oncle un peu envahissant (Alex Lutz). Quand les circonstances familiales obligent tout ce petit monde à voyager ensemble, les caractères vont se révéler et les secrets se dévoiler au grand jour.

 

Les deux auteurs-réalisateurs ont le sens du comique de situation et un certain don pour le burlesque – Isabelle Carré et Stéphane de Groodt apparaissent donc comme le casting idéal. Ce qui manque terriblement à ce film, malgré la sympathie naturelle qu’inspire le projet, c’est de la mise en scène, du cinéma en somme. Les saynètes semblent se succéder sans véritable cap, sans véritable rythme non plus – le film paraît interminable malgré ses 1h23. On apprécie la sensibilité générale mais on peine vraiment à maintenir longtemps l’intérêt pour cette famille un peu agaçante. Quant au pauvre Guy Marchand, sa participation n’est pas digne de son talent.

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