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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Tom Hooper retrouve le chemin du biopic avec The Danish Girl, son nouveau film, qui revient sur le parcours méconnu de la première réassignation sexuelle. Un sujet intéressant traité de manière trop académique.

"The Danish Girl", un film de Tom Hooper

The Danish Girl retrace la remarquable histoire d'amour de Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener, l'artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930. Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu’ils s’embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.

 

 

La question transgenre traverse la société, il est donc normal que le cinéma mainstream s’y intéresse enfin, à l’heure où Laverne Cox est devenue grâce à la série Orange is the new black une star populaire. Ces dernières années, Xavier Dolan (Laurence Anyways) et François Ozon (Une nouvelle amie) ont abordé le thème avec succès. Tom Hooper, déjà aux commandes de Elizabeth I (à la télévision) ou Le discours d’un roi (au cinéma), renoue avec le biopic après l’échec de son adaptation de la comédie musicale Les Misérables. The Danish Girl revient sur l’histoire de Lili Elbe, née Einar Wegener, première personne à subir une opération de réattribution sexuelle.

 

La mise en scène élégante du réalisateur prend le temps d’installer le désir de son personnage de devenir femme, ou plutôt de retrouver un corps en harmonie avec ce qu’il est intérieurement. Car il ne s’agit pas ici d’une lubie (une telle opération, alors inédite, est lourde de risques) mais bien d’une femme prisonnière d’un corps d’homme. Malheureusement, le film reste enfermé dans un académisme assez ennuyeux et une performance d’acteur assez ratée (Eddie Redmayne en fait des tonnes). Tom Hooper se concentre sur une quête intime pleine de souffrance sans contextualiser le parcours de son personnage, comme s’il refusait de voir à quel point ce geste était (est toujours, peut-être) politique. Reste quelques jolis moments, notamment grâce à Alicia Vikander ou Matthias Schoenaerts, mais tout cela est noyé sous des kilos de guimauve.

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