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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Charlie Kaufman et Duke Johnson proposent avec Anomalisa un étonnant film d’animation. Entre la solitude d’un chambre d’hôtel et la chronique d’un monde atone, le film affiche une vision sombre mais réaliste de la société moderne, avec une mélancolie bouleversante.

"Anomalisa", un film de Charlie Kaufman et Duke Johnson

Michael Stone, mari, père et auteur respecté de « Comment puis-je vous aider à les aider ? » est un homme sclérosé par la banalité de sa vie. Lors d'un voyage d'affaires à Cincinnati où il doit intervenir dans un congrès de professionnels des services clients, il entrevoit la possibilité d’échapper à son désespoir quand il rencontre Lisa, représentante de pâtisseries, qui pourrait être ou pas l’amour de sa vie…

 

 

Charlie Kaufman est l’un des scénaristes les plus originaux du cinéma américain, on lui doit les scripts de Dans la peau de John Malkovich et Adaptation (Spike Jonze) ou Eternal sunshine of the spotless mind (Michel Gondry). Après une première réalisation arty (Synecdoche, New York), il s’est adjoint les services du réalisateur Duke Johnson pour adapter en animation stop motion ce qui devait être une pièce de théâtre, Anomalisa. Le film se situe presque intégralement dans une chambre d’hôtel sans âme de Cincinnati, en marge d’une conférence au cours de laquelle un quadra déprimé doit intervenir pour parler de la relation clients, sujet de son best-seller.

 

La grande idée de Charlie Kaufman est l’uniformité étrange des personnages, permise par l’animation, puisqu’ils ont à peu près tous le même visage et la même voix. Lorsque le héros rencontre Lisa (Jennifer Jason Leigh), elle est différente et sa voix est la seule féminine du cast. Cette anomalie, « Anomalisa » donc, va venir chambouler le monde terne de cet homme dépressif. Le film décrit avec minutie et humour les méandres de la dépression et propose l’amour comme remède à cet ennui. La réalisation est admirable et reconstitue un luxe de détails quotidiens avec une immense poésie – la scène de sexe restant un sommet de trouble et d’érotisme sombre. Une très belle réussite, poétique et bouleversante, qui rebat les cartes de l’animation et donne vie à ce que Souchon chantait, l’ultra moderne solitude

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Alex 12/02/2016 11:01

J’avoue que j’ai été agréablement surpris par ce film d’animation. Les personnages et les actions sont vraiment réalistes. J’ai aussi apprécié les dialogues.

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