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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Les frères Coen reviennent à la comédie avec un film sur les coulisses d’une folle journée dans le Hollywood des années 1950, Ave, César ! Un casting quatre étoiles pour une satire réussie de l’industrie du cinéma.

"Ave, César !", un film de Joel et Ethan Coen

A Hollywood, dans les années 1950. Eddie Mannix est un fixeur : les studios de cinéma l'engagent pour régler les problèmes des stars. Les studios hollywoodiens font appel à lui pour retrouver l'acteur Baird Whitlock kidnappé par des truands.

 

 

Depuis leurs débuts dans les années 80, les frères alternant grands films et œuvres jugées – parfois à tort – mineures. Ave, César ! est le dernier volet de la « trilogie des idiots », après les hilarants O’Brother et Intolérable cruauté, déjà tous deux avec George Clooney. Le film se situe au début des années 50, alors que Hollywood fait face à l’arrivée de la télévision dans les foyers et à la Guerre Froide et sa lutte anti-communiste. Les grands studios produisent alors de grosses productions célébrant les valeurs de l’Amérique. Les frères Coen pastichent ici ces productions, entre western, comédie musicale et péplum, avec des acteurs mythiques réinventés : George Clooney / Charlton Heston, Scarlett Johansson / Esther Williams, Channing Tatum / Gene Kelly…

 

Eddie Mannix (Josh Brolin) est un « fixeur » qui passe son temps à régler les problèmes avec les acteurs, les retards de productions, les fuites de scandales auprès des journalistes. Le film nous montre comment Hollywood a créé une usine à rêves vendant le « rêve américain » et fustigeant le communisme, l’homosexualité (séquence géniale de comédie musicale crypto-gay avec Channing Tatum) et célébrant les valeurs puritaines (il faut trouver à tout prix un mari à une star enceinte). Les cinéastes s’amusent à recréer les tournages pharaoniques de l’époque et abordent ce qui est au cœur de la production hollywoodienne, la promotion du mode de vie américain. George Clooney, toujours parfait dans l’autodérision, s’en donne à cœur joie et Tilda Swinton livre une double interprétation mémorable. Quant à Alden Ehrenreich (révélé dans Tetro de Coppola), il crève l’écran en incarnant une star du western bas de plafond qui peine à comprendre ce que lui demande son réalisateur, un avatar de Douglas Sirk incarné par Ralph Fiennes. Une vraie réussite qui nous parle, en creux, tout de même, de ce qui reste l’ADN de Hollywood aujourd’hui.

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