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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

La 41ème cérémonie des César s’achève et consacre Arnaud Desplechin comment meilleur réalisateur et Fatima comme meilleur film. Le palmarès partage plutôt équitablement les prix, évitant la domination d’un seul titre. Mustang, Marguerite et Fatima se distinguent eux aussi.

César 2016 : le palmarès

 

Pour la première fois, la cérémonie était animée par Florence Foresti qui a excellé – c’est peu de le dire – dès son discours d’ouverture, intelligent et hilarant qui a réussi à déclencher des vagues de rire dans la salle – comme quoi, c’est possible. Le président de ce cru 2016 était Claude Lelouch. On imagine que l’Académie a voulu se faire pardonner de l’avoir snobé pendant plus de 40 ans, avec seulement une nomination dans sa carrière (Les uns et les autres en 1982) et pas la moindre statuette. Le cinéaste culte n’a d’ailleurs pas manqué de souligner ses difficultés, qui ne l’ont pas empêché de réaliser 45 films en plus de cinquante ans.

 

Parmi les moments forts de la soirée, le jeune Rod Paradot (meilleur espoir masculin dans La tête haute, une évidence) a bouleversé l’assemblée avec un discours plein d’émotions et d’une spontanéité incroyable. Surprise : Christine and the Queens est apparue sur scène avant la remise du César de la meilleure musique originale pour une reprise de It’s only mystery, à l’occasion des 30 ans de Subway et sa BO mythique – l’occasion aussi de rendre hommage à Luc Besson, souvent boudé (un seul César, mais non des moindres, celui du meilleur réalisateur pour Le Cinquième Elément en 1998). César d’honneur, Michael Douglas a fait un très beau discours (en français !) dans lequel il a rendu hommage au cinéma français et « passé une audition » pour tourner dans la langue de Molière. Après les Oscars 2015 des meilleurs film et réalisateur, Alejandro G. Iñarritu obtient avec Birdman le César du meilleur film étranger.

 

Les deux récompenses suprêmes sont partagées entre Fatima (meilleur film et beau geste de l’Académie qui n’avait pas cité Philippe Faucon dans la catégorie réalisation) et Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin (meilleur réalisateur, pour la première fois). C’est seulement la seconde fois depuis la création que le César du meilleur film est attribué à un titre qui n’était pas cité dans la catégorie réalisation (après Camille Claudel de Bruno Nuytten en 1989). Mustang et Marguerite obtiennent quatre récompenses chacun, dont meilleur premier film pour l’un et meilleure actrice (Catherine Frot) pour l’autre. Fatima se distingue également avec trois trophées et La tête haute, deux statuettes. Sans surprise, Vincent Lindon reçoit enfin le César du meilleur acteur qu’il méritait depuis longtemps.

Dheepan et Mon roi repartent bredouille malgré, respectivement, 9 et 8 citations. C’est une première pour Jacques Audiard, grand habitué mais qui a tout de même empoché une Palme d’or l’année dernière. La meilleure photographie est logiquement attribuée à Christophe Offenstein pour Valley of love ; Huppert et Depardieu passent encore une fois à côté mais restent les champions du nombre de nominations (respectivement 15 et 17).

 

Une belle cérémonie animée par une Florence Foresti que l’on espère retrouver en 2017.

 

VIVE LE CINEMA !

 

 

MEILLEUR FILM : Fatima de Philippe Faucon

 

MEILLEUR REALISATEUR : Arnaud Desplechin (Trois souvenirs de ma jeunesse)
 

MEILLEURE ACTRICE : Catherine Frot (Marguerite)


MEILLEUR ACTEUR : Vincent Lindon (La loi du marché)

 

MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL : Deniz Gamze Ergüven et Alice Winocour (Mustang)

 

MEILLEURE ADAPTATION : Philippe Faucon (Fatima)
 

MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE : Sidse Babett Knudsen (L'hermine)
 

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE : Benoît Magimel (La tête haute)

 

MEILLEUR ESPOIR FEMININ : Zita Hanrot (Fatima)

 

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN : Rod Paradot (La tête haute)

 

MEILLEUR PREMIER FILM : Mustang de Deniz Gamze Ergüven
 

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE : Christophe Offenstein (Valley of love)


MEILLEURS COSTUMES : Pierre-Jean Larroque (Marguerite)


MEILLEURS DECORS : Martin Kurel (Marguerite)

 

MEILLEUR MONTAGE : Mathilde Van de Moortel (Mustang)
 

MEILLEUR SON : François Musyn, Gabriel Hafner (Marguerite)

 

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Warren Ellis (Mustang)
 

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE : Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent

 

MEILLEUR long-métrage d’ANIMATION : Le Petit Prince de Mark Osborne

 

MEILLEUR court-métrage d’ANIMATION : Le repas dominical de Céline Devaux

MEILLEUR COURT-METRAGE : La contre-allée de Cécile Ducrocq

MEILLEUR FILM ETRANGER : Birdman d'Alejandro González Iñárritu

 

CESAR D’HONNEUR : Michael Douglas

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