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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pablo Trapero se plonge dans le passé trouble de l’Argentine avec El Clan, un polar produit par Pedro Almodovar. Le film est efficace, sans être étincelant.

"El Clan", un film de Pablo Trapero

Dans l'Argentine du début des années quatre-vingt, un clan machiavélique, auteur de kidnappings et de meurtres, vit dans un quartier tranquille de Buenos Aires sous l'apparence d'une famille ordinaire. Arquimedes, le patriarche, dirige et planifie les opérations. Il contraint Alejandro, son fils aîné et star du rugby, à lui fournir des candidats au kidnapping. Alejandro évolue au prestigieux club LE CASI et dans la mythique équipe nationale, LOS PUMAS. Il est ainsi, par sa popularité, protégé de tous soupçons.

 

 

Sept ans après son très beau Leonera, Pablo Trapero revisite le passé douloureux de son pays avec El Clan, un thriller produit par Pedro Almodovar qui a cartonné au box-office argentin. Le film s’inspire de l’affaire Puccio, du nom de ce patriarche qui a entraîné sa famille dans une spirale criminelle en début des années 80 alors que le régime dictatorial de Pinochet touche à sa fin. Arquimedes Puccio, qui travaillait pour les services des renseignements militaires, voit à l’occasion de sa retraite forcée le moyen de gagner beaucoup d’argent en kidnappant des jeunes issus de riches familles, avec la complicité – plus ou moins volontaire – de son fils, héros national évoluant dans l’équipe argentine de rugby.

 

Le réalisateur a un certain sens du rythme et mène son film tambour battant, avec une interprétation impériale de Guillermo Francella (au regard bleu glaçant) et Peter Lanzani. Le scénario se déroule sans vraie surprise et les kidnappings se succèdent sur fond de musique pop sixties – un procédé d’un goût assez douteux – et de cris étouffés des victimes dans le sous-sol de la maison familiale. Le problème de ce film, au cours duquel on ne s’ennuie pas, est sa quasi absence de mise en perspective, là où les ombres d’un régime au point de chute étaient un angle passionnant.

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