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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Peter Sollett réunit Julianne Moore et Ellen Page dans Free love, un mélodrame politique inspiré d’une histoire vraie. Un film bouleversant et un double combat, contre l’injustice et la maladie, porté par deux actrices exceptionnelles.

"Free love", un film de Peter Sollett

Années 2000. Laurel, est une brillante inspecteur du New Jersey. Sa vie bascule le jour où elle rencontre la jeune Stacie. Leur nouvelle vie s’effondre quand Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale. Laurel a un dernier souhait : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime, mais la hiérarchie policière refuse catégoriquement. Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.

 

 

Au milieu des années 2000, aux Etats-Unis, une femme, Laurel Hester, s’est battue pour que sa compagne, Stacie Andree, ait le droit, après sa mort prochaine, de toucher sa pension pour pouvoir garder le crédit de leur maison. En 2008, deux ans après sa mort, Cynthia Wade consacre au combat de Laurel Hester un film (Freeheld) qui obtient l’Oscar du meilleur court-métrage documentaire. Quelques années plus tard, Ron Nyswaner, le scénariste de Philadelphia, s’inspire de ce docu pour Free love, une fiction portée par Julianne Moore et Ellen Page et réalisé par Peter Sollett.

 

Construit en deux actes, Free love donne tout d’abord à voir la belle rencontre entre deux femmes qui tombent amoureuses, avec tout le poids de la société sur leur dos – Laurel Hester est flic dans une petite ville où son homosexualité mise à jour mettrait un coup d’arrêt à sa carrière. Avec beaucoup de finesse, le film s’attache à de petits gestes qui trahissent, à des mots malheureux, à des situations embarrassantes… Le jour où Laurel apprend qu’elle est condamnée par un cancer avancé, son obsession va être de mettre sa compagne à l’abri du besoin. C’est là qu’un deuxième acte s’ouvre avec un double combat : celui, perdu d’avance, contre la maladie, et celui contre l’injustice et les préjugés. On peut regretter l’acharnement à montrer la détérioration physique due à la maladie, mais cette horreur fait partie du combat des deux femmes pour l’avenir de l’une et le repos de l’autre. Julianne Moore est, une fois de plus, extraordinaire d’émotion et de vérité et ce courageux combat, près de dix ans avant la légalisation du « mariage pour tous » dans tout le pays, méritait d’être salué.

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