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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Emmanuel Finkiel réunit Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry dans sa nouvelle réalisation, Je ne suis pas un salaud. Un film sombre qui questionne les souffrances d’un homme dans une société de plus en plus dure.

"Je ne suis pas un salaud", un film de Emmanuel Finkiel

Lorsqu’il est violemment agressé dans la rue, Eddie désigne à tort Ahmed, coupable idéal qu’il avait aperçu quelques jours avant son agression. Alors que la machine judiciaire s’emballe pour Ahmed, Eddie tente de se relever auprès de sa femme et de son fils et grâce à un nouveau travail. Mais bientôt conscient de la gravité de son geste, Eddie va tout faire pour rétablir sa vérité. Quitte à tout perdre…

 

 

César du meilleur premier film avec Voyages en 2000, Emmanuel Finkiel a débuté comme assistant de Godard, Kieslowski ou Tavernier avant de passer lui-même à la réalisation avec de nombreux courts-métrages, mais aussi des téléfilms, un documentaire et deux longs-métrages de fiction. Pour Je ne suis pas un salaud, un projet de longue date, le réalisateur s’est inspiré de l’histoire vraie d’un ami qui s’est vu accusé à tort d’une agression. Nicolas Duvauchelle endosse donc un personnage difficile, a priori un « salaud » justement, mais dont le parcours intérieur est évidemment bien plus complexe.

 

La haine de soi et les humiliations quotidiennes infligées par la société et le monde du travail peuvent pousser à une colère profonde. Dès la scène d’ouverture, Eddie se retrouve confronté à un entretien d’embauche de groupe assez condescendant où chacun doit se vendre, quitte à marcher un peu sur les pieds du voisin, dans cette mascarade moderne qui rabaisse les candidats au rang d’objets interchangeables. Le film a parfois du mal à trouver le ton juste pour approcher ce type aux actes indéfendables mais Emmanuel Finkiel offre une réflexion intéressante sur les rapports humains et le regard de la société sur ceux qui « réussissent » le moins bien. Les vrais salauds ici sont peut-être ailleurs. Tout le film tend vers une séquence finale un peu dérangeante mais prévisible. Parfois brillant, parfois maladroit, le film d’Emmanuel Finkiel n’en est pas moins intéressant.

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