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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Quinze ans après leur film culte La Tour Montparnasse infernale, Eric et Ramzy lui donnent une suite, La tour 2 contrôle infernale. Une comédie burlesque et absurde plus subtile qu’il n’y paraît, en dépit d’un manque de rythme.

"La tour 2 contrôle infernale", un film de Eric Judor

Octobre 1981. Ernest Krakenkrick et Bachir Bouzouk sont deux brillants pilotes de l’armée française. Suite à une malencontreuse erreur au cours d’un test de centrifugeuse, ils perdent une partie de leur potentiel intellectuel. L’armée voulant les garder dans l’aviation, on leur trouve un poste de bagagistes à Orly Ouest. Et là... La genèse des aventures de nos deux laveurs de carreaux de La Tour Montparnasse Infernale. 

 

 

En 2001, alors qu’ils cartonnent avec leurs sketches, Eric (Judor) et Ramzy (Bedia) ont droit à leur film, réalisé par Charles Nemes, Le Tour Montparnasse infernale, une comédie potache et loufoque pas terrible qui fera 2 millions d’entrées et deviendra l’objet d’un culte pour leurs fans au fil des années. Quinze ans plus tard, Eric Judor a tourné avec Quentin Dupieux et réalisé la série Platane, Ramzy Bedia s’est tourné vers la comédie d’auteur, les deux compères ont trouvé une respectabilité dans le métier. Ils décident alors d’écrire un « prequel » à leur film fondateur, La tour 2 contrôle infernale, qui met en scène les deux pères des personnages principaux, aussi débiles que leurs rejetons.

 

L’expérience Platane et la collaboration avec Quentin Dupieux (Wrong, Wrong Cops) ont aiguisé le sens de la mise en scène d’Eric Judor, qui réalise ce film avec inventivité et un vrai sens du burlesque (le décor aéroportuaire à la Tati, les trucages mécaniques efficaces…). Le film démarre plutôt bien avec une séquence hilarante de tests de la vue. Les bonnes idées sont nombreuses, à commencer par le choix de Philippe Katerine dans le rôle du méchant ou d’un tandem idéal entre un ministre inspiré de Jack Lang et son assistante, incarnés par Marina Foïs et Grégoire Oestermann. L’humour se veut absurde, parfois enfantin, parfois poétique, parfois potache… Mais le film souffre d’un terrible manque de rythme qui lui fait perdre bon nombre de ses effets. En revanche, il souffle ici un vent d’audace qui a le mérite de démarquer le film du tout venant de la comédie française. On espère revoir très vite Eric Judor à la réalisation, dans un projet peut-être un peu plus ambiteux.

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Laura 12/11/2016 09:12

Personnellement, j'ai été déçu par cet opus.
J'ai écris un article sur mon blog dessus, j'ai partager un lien vers ton article.
Je te souhaite un bon week end

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