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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Mohamed Hamidi propose un road-movie drôle et tendre avec La vache, récit d’un paysan algérien se rendant à pied au Salon de l’Agriculture à Paris. Une comédie attachante portée par l’excellent Fatsah Bouyahmed.

"La vache", un film de Mohamed Hamidi

Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu'il rêve d'emmener à Paris, au salon de l'Agriculture. Lorsqu'il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles. L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires. Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui.

 

 

Produit par Jamel Debbouze et le duo Toledano / Nakache, le premier film de Mohamed Hamidi, Né quelque part, avait rencontré un certain succès. Avec la même équipe, le réalisateur livre son deuxième film, La vache, porté par Fatsah Bouyamed, acteur et humoriste issu du Jamel Comedy Club. On pense au célèbre film de Verneuil La vache et le prisonnier devant cette histoire au héros naïf – mais loin d’être un idiot, la précision est importante en ces temps cyniques – subjugué par sa vache, son amie « Jacqueline ». Méprisé par les gens de son petit village, le paysan va au bout de ses rêves pour rejoindre par tous les moyens le Salon de l’Agriculture, un objectif de longue date.

 

Dans une période morose où le « vivre ensemble » a pris du plomb dans l’aile et où les différences sociales et culturelles sont de moins en moins bien acceptées, le film de Mohamed Hamidi fait du bien. La mise en scène, archi classique, n’est pas d’une immense visée cinématographique, mais qu’importe, ce feel good movie est d’une efficacité redoutable avec des dialogues hilarants et un humanisme à toute épreuve. Ce personnage de paysan au grand cœur rappelle la grande époque des rôles attachants de Bourvil dans le cinéma des Trente Glorieuses – on croyait ce type de cinéma disparu. Dans une France rurale un peu cliché, Fatah et (la magnifique) Jacqueline feront des rencontres inoubliables avant une séquence finale très émouvante.

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