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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jacques Perrin et Jacques Cluzaud poursuivent leur odyssée naturelle avec Les saisons, un documentaire sur l’évolution du paysage, des forêts et du monde animal sur 20 000 ans. Un hymne à la nature et au « vivre ensemble » entre hommes et bêtes.

"Les saisons", un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… À un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante. Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

 

 

Après les oiseaux (Le peuple migrateur – César 2002 du meilleur montage) et le monde aquatique (Océans – César 2011 du meilleur documentaire), Jacques Perrin et Jacques Cluzaud s’intéressent au monde sauvage et son évolution depuis l’ère glaciaire. Pour ce film, il a fallu approcher les animaux sauvages et gagner leur confiance, en quelque sorte. Alors que la glace recouvrait une grande partie de la planète pendant des millénaires, « un réchauffement brutal modifie la physionomie du continent européen. Le monde du froid laisse place à une immense forêt qui recouvre l’Europe. Ce vaste territoire verdoyant devient pour les espèces animales ainsi que pour une poignée d’hommes, des chasseurs-cueilleurs, celui d’un véritable “âge d’or”, des milliers d’années de coexistence pacifique entre ceux qui vénèrent les arbres et la nature sauvage. Puis vient le temps où les arbres commencent à tomber sous les coups des haches de pierre… et l’Histoire se met en marche » note Jacques Cluzaud.

 

Les images somptueuses, souvent inattendues (le repas d’une meute de loups, le saut des oisillons quittant le nid, une biche mettant bas), coupent le souffle et ne sont pas étouffées par une voix off lénifiante – contrairement aux productions Disney, belles mais rendues niaises par un anthropomorphisme bêta. Les deux réalisateurs rendent hommage à cette nature magnifique et au penchant tragique de l’homme à vouloir tout maîtriser – et détruire. Sans être pontifiant ni chercher la démonstration, le film séduit par son observation parfois émouvante, souvent dure, de la vie des animaux. Et si les mises en scène avec les « premiers hommes » sont ratées, cela n’enlève rien à la magie de ces images toujours fascinantes.

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