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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Premier film de la réalisatrice Ida Panahandeh, Nahid suit le destin d’une femme dans une petite ville au nord de l’Iran, sur les bords de la mer Caspienne. Un film au sujet passionnant, magnifiquement interprété mais parfois un peu figé dans ses intentions.

"Nahid", un film de Ida Panahandeh

Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la tradition iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier a accepté de la céder à son ex-femme à condition qu'elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l'aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme et de mère.

 

 

La place de la femme dans la culture musulmane est au centre de l’actualité et donc de nombreux films ces dernières années, parmi lesquels notamment Much Loved (Nabil Ayouch), Fatima (Philippe Faucon) ou encore le chef-d’œuvre d’Asghar Farhadi, Une séparation, auquel ce premier film d’Ida Panahandeh emprunte son interprète Sareh Bayat, récompensée en 2011 d’un Ours d’argent de la meilleure actrice. Ici, à l’opposé de la soumission de son personnage dans le film de Farhadi, elle incarne Nahid, une femme forte et indépendante qui se bat pour que son ex-mari ne l’empêche pas de poursuivre sa vie.

 

A l’instar des films d’Asghar Farhadi, le modèle évident de la jeune réalisatrice, le scénario de Nahid est rigoureusement pensé, avec un riche développement des personnages principaux et secondaires et l’exploitation intelligente du matériau de départ : ce mariage temporaire qui pourrait permettre à la jeune divorcée de revivre l’amour tout en gardant son fils auprès d’elle. Pendant près de deux heures, Ida Panahandeh ne lâche pas son héroïne qui se bat férocement et use de tous les recours pour exister dans ce monde régi par et pour les hommes. Mais cette héroïne n’est pas dépourvue de défauts et de sa « part d’ombre », fort heureusement. Nahid a donc tout d’une réussite éclatante pour une premier film mais peine à convaincre totalement peut-être à cause d’une raideur dans la mise en scène et d’un (tout petit) manque d’empathie qui limite l’identification.

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