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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pierre Godeau s’inspire de faits réels dans Eperdument, son deuxième long-métrage, qui réunit Adèle Exarchopoulos et Guillaume Gallienne. L’histoire d’une relation interdite filmée sans âme.

"Eperdument", un film de Pierre Godeau

Un homme, une femme. Un directeur de prison, sa détenue. Un amour impossible.

 

 

Après un premier film calamiteux, Juliette, passé relativement inaperçu en 2013, Pierre Godeau remet le couvert avec Eperdument, inspiré par le récit autobiographique de Florent Goncalves, Défense d’aimer, relatant son amour avec une détenue alors qu’il était directeur de prison. Dans le détail, il s’agissait de la jeune femme qui avait servi d’appât dans l’affaire du « Gang des Barbares » qui a vu la torture et l’assassinat d’Ilan Halimi.

 

Les premières séquences, plutôt réussies, sont une plongée au cœur d’une prison pour femmes – le film a été tourné dans la prison de la Santé – avec quelques anciennes détenues dans le casting. Adèle Exarchopoulos est très bien, comme toujours, avec un mélange habile de violence et de sensualité. En revanche, quand il s’agit de basculer dans la relation passionnelle avec le directeur de prison, incarné par un Guillaume Gallienne pas crédible une seconde, le film sombre totalement. Aucune passion, des scènes de sexe filmées sans inspiration, une mise en scène plate surchargée par une musique omniprésente et surtout une absence totale de contextualisation – le passé de la détenue, pas anodin, est complètement laissé de côté. Un ratage sur toute la ligne.

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