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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le scénariste Julien Rappeneau passe à la réalisation avec Rosalie Blum, une comédie sentimentale adaptée d’une bande dessinée à succès. Malgré la présence de Noémie Lvovsky, le film n’est ni drôle ni émouvant.

"Rosalie Blum", un film de Julien Rappeneau

Vincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents... Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu'il est convaincu d'avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l'espoir d'en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

 

 

A cause des films qu’il a coécrits (Cloclo, Faubourg 36), Julien Rappeneau (fils de Jean-Paul et frère de Martin) inspire une certaine méfiance. Avec sa première réalisation, Rosalie Blum, il adapte la BD de Camille Jourdy. Autour de Noémie Lvovsky (grande interprète qui fait ici le service minimum), Kyan Khojandi (Bref) et Alice Isaaz (La crème de la crème) trouvent leur premier premier rôle.

 

La construction du film en trois parties (avant un épilogue) expose la vision des mêmes événements par les trois protagonistes qui vont fatalement se retrouver dans la dernière partie. Le procédé n’est pas nouveau et Julien Rappeneau n’en fait rien de très intéressant. Le réalisateur se contente d’une reconstitution « image d’Epinal » d’une ville de province en guise de principale idée de mise en scène. Rosalie Blum se place loin derrière Le fabuleux destin d’Amélie Poulain auquel il est comparé par certains commentateurs. On ne doute pas de la sincérité du projet et de la bienveillance de Rappeneau envers ses personnages mais pourquoi humilier Anémone avec ce rôle pathétique et sous-employer Nicolas Bridet dans un déluge de clichés involontairement méprisants ? Ne parvenant pas à être drôle, ni émouvant, le film s’enferme dans une succession de saynètes sans intérêt, une galerie de portraits ridicules (pauvre Sara Giraudeau) avant un final inutilement explicatif – et complètement absurde.

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