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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

L’australien John Hillcoat a posé sa caméra à Atlanta pour réaliser Triple 9, un polar noir et musclé. Mise en scène tonique, scénario solide : un bon moment de cinéma.

"Triple 9", un film de John Hillcoat

Ex-agent des Forces Spéciales, Michael Atwood et son équipe de flics corrompus attaquent une banque en plein jour. Alors qu'il enquête sur ce hold-up spectaculaire, l'inspecteur Jeffrey Allen ignore encore que son propre neveu Chris, policier intègre, est désormais le coéquipier de l'un des malfrats. À la tête de la mafia russo-israélienne, la redoutable Irina Vlaslov ordonne à l'équipe d'effectuer un dernier braquage extrêmement risqué. Michael ne voit qu'une seule issue : détourner l'attention de l'ensemble des forces de police en déclenchant un code "999" – signifiant "Un policier est à terre". Mais rien ne se passe comme prévu…

 

 

Réalisateur australien élevé au Canada, John Hillcoat a fait de cette double culture une clef de son cinéma. Qu’il s’agisse de The Proposition, La Route ou Des hommes sans loi, le cinéaste revisite les grands genres et motifs du cinéma américain (western, drame apocalyptique, film de gangster) en intégrant un recul et une critique dans le film lui-même. Avec Triple 9, Hillcoat livre un nouveau film de gangster violent et poisseux, entre braquages ultra réalistes et règlements de compte sanglants dans la mafia russe.

 

Si la mise en scène efficace et tonique rappelle parfois les séries policières américaines, c’est que John Hillcoat compte bien dans cette série B de luxe nous raconter une histoire de braquage et de mafia particulièrement bien ficelée. Le scénario est classique mais réserve son lot de rebondissements jusque dans les dernières séquences, servi par un casting quatre étoiles : Kate Winslet (étonnante dans le rôle d’une reine de la mafia russe), Chiwetel Ejiofor (parfait), Casey Affleck, Woody Harrelson et Anthony Mackie (le « faucon » d’Avengers). Sans révolutionner le genre, John Hillcoat livre un moment de cinéma assez jouissif et hautement divertissant.

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