Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le réalisateur mexicain Rodrigo Plá signe avec Un monstre à mille têtes un thriller social tendu et sans temps mort. Une fuite en avant désespérée et violente.

"Un monstre à mille têtes", un film de Rodrigo Plá

Dans une tentative désespérée d’obtenir le traitement qui pourrait sauver la vie de son mari, Sonia Bonet part en lutte contre sa compagnie d’assurance aussi négligente que corrompue. Elle et son fils se retrouvent alors pris dans une vertigineuse spirale de violence. Un animal blessé ne pleure pas, il mord.

 

 

Auréolé d’un Prix de la meilleure première œuvre à la Mostra de Venise en 2007 pour La zona, Rodrigo Plá revient cette année avec un quatrième long-métrage présenté lui aussi dans la Cité des Doges en septembre 2015. Un monstre à mille têtes est un thriller efficace et court (1h14) qui met en avant les dysfonctionnements du système social mexicain et le désespoir d’une mère de famille prête à tout pour obtenir de sa compagnie d’assurance le traitement qui pourrait guérir son mari.

 

Dès les premières images, le film se place au plus près de Sonia Bonet, une quadra démunie devant l’état de santé de son mari et qui se met en tête d’aller se confronter à ceux qui lui ont refusé l’accès aux soins. Sans temps mort, dans une succession de prises d’otages, le réalisateur multiplie les idées de mise en scène pour mettre en évidence les défaillances d’un système social (et donc politique) injuste, dévoré par l’appât du gain et totalement corrompu. Les espaces savamment cadrés, illustrant un rapport de force déséquilibré, sont le point fort de ce film « coup de poing » qui pêche parfois par son dispositif un peu programmatique (le procès de la mère en off) mais retient tout de même l’attention jusqu’au bout.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog