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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après son excellent Blue Ruin, Jeremy Saulnier signe avec Green Room un survival movie réussi. Sur une trame classique, le cinéaste joue avec les codes du genre pour notre plus grand plaisir.

"Green Room", un film de Jeremy Saulnier

Au terme d’une tournée désastreuse, le groupe de punk rock The Ain’t Rights accepte au pied levé de donner un dernier concert au fin fond de l’Oregon… pour finalement se retrouver à la merci d’un gang de skinheads particulièrement violents. Alors qu’ils retournent en backstage après leur set, les membres du groupe tombent sur un cadavre encore chaud et deviennent alors la cible du patron du club et de ses sbires, plus que jamais déterminés à éliminer tout témoin gênant…

 

 

Découvert à la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes) en 2013, Blue Ruin avait été une belle surprise du festival et avait révélé Jeremy Saulnier, jeune cinéaste américain dont c’était le deuxième film. Deux ans plus tard, dans la même section, le réalisateur a présenté Green Room, un pur film de genre, qui débarque dans les salles françaises en ce printemps 2016. Saulnier tournait déjà des films de zombie quand il était au lycée et nourrit depuis toujours une passion pour la musique punk. S’il n’y a pas de zombies dans Green Room, en revanche, un hommage est rendu aux petits groupes de hard rock ainsi qu’au film de genre, dont Saulnier connaît tous les secrets.

 

Le cinéaste décrit Green Room comme « un film violent, à la fois un adieu à ma jeunesse et un hommage au cinéma avec lequel j’ai grandi ». Biberonné à la culture gore du cinéma de genre des années 80, John Carpenter en tête, Saulnier a retenu la leçon et propose un bel exercice de style avec tous les ingrédients indiqués – musique rock, bled paumé des Etats-Unis, chiens dressés pour tuer, groupe ultra-violent (ici des néonazis) et un groupe d’ados ingénus arrivés là par hasard. Le survival movie fonctionne à plein régime quand il s’agit d’action (y compris les giclées de sang so eighties) et l’utilisation des espaces est un modèle de mise en scène. On regrette un peu certains dialogues explicatifs et qui ralentissent le film, mais on sait désormais que Saulnier a le talent nécessaire pour livrer un pur film de genre bien au-dessus de la mêlée.

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