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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Rebecca Miller réunit Greta Gerwig, Ethan Hawke et Julianne Moore dans Maggie a un plan, une comédie sentimentale et loufoque sous l’influence de Woody Allen. La fraîcheur de l’interprétation et les dialogues ciselés compensent un scénario sans grande surprise.

"Maggie a un plan", un film de Rebecca Miller

Maggie, trentenaire, éternelle célibataire et new-yorkaise, a bien l’intention de faire un bébé toute seule, mais elle rencontre John, professeur anthropologie et écrivain en devenir, dont elle tombe immédiatement amoureuse. John, lui, n’est pas très heureux en mariage avec la tumultueuse Georgette qui ne vit que pour sa carrière. Il la quitte pour Maggie, qui attend désormais un bébé, mais après quelques années de vie commune, Maggie a un autre plan en tête et aimerait jeter à nouveau John dans les bras de Georgette…

 

 

Fille d’Arthur Miller, Rebecca Miller connaît bien le milieu mondain et celui des écrivains – ou aspirants écrivains. Six ans après Les vies privées de Pippa Lee, elle s’attaque donc à ce monde-là, dans une tonalité en apparence plus légère, clairement inspiré du cinéma de Woody Allen et d’un de ses descendants, Noah Baumbach, compagnon et pygmalion de Greta Gerwig, la « Maggie » de Maggie a un plan – vous suivez ? L’actrice excelle dans un registre qu’elle maîtrise désormais : la new-yorkaise un peu bobo, un peu godiche, qui essaie d’arranger tout autour d’elle. C’est précisément le cas de Maggie, qui veut toujours faire plaisir à tout le monde. Le titre aurait pu être Maggie a « toujours » un plan, tant sa capacité à s’adapter semble sans limite.

 

Les premières séquences sont désopilantes, on est totalement dans la veine des meilleures introductions de Woody Allen – un montage dynamique, des dialogues aux petits oignons et des personnages aussi attachants qu’agaçants avec une mention spéciale à Maya Rudolph toujours parfaites dans le rôle de la meilleure copine. Greta Gerwig est ici à son meilleur, alors qu’elle décevait dans le dernier film de Noah Baumbach (Mistress America) où l’essoufflement de la « recette » se ressentait. Les rebondissements sont relativement prévisibles mais l’énergie des acteurs et la qualité de leurs dialogues évitent l’ennui. Julianne Moore en intello rigide ou Ethan Hawke en parfait salaud, on adore. L’acteur revient d’ailleurs à ce qu’il fait de mieux, on pense à la trilogie des Before coécrits avec Richard Linklater et Julie Delpy. Une comédie sympathique, parfois un peu lisse mais toujours plaisante.

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