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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le chemin de croix de Cannes aux salles françaises aura duré près d’un an pour le nouveau film de Gus Van Sant, rebaptisé Nos souvenirs. Matthew McConaughey s’égare dans une forêt japonaise et le cinéaste semble se perdre entre un mélodrame poussif et un survival movie raté.

"Nos souvenirs", un film de Gus Van Sant

Alors qu’il semble décidé à mettre fin à ses jours dans la forêt d’Aokigahara, au pied du Mont Fuji, Arthur Brennan se remémore les moments les plus marquants de sa vie de couple : sa rencontre avec sa femme Joan, leur amour, mais aussi l’usure de leur couple et leur éloignement progressif. Paradoxalement, une épreuve dramatique va leur ouvrir les yeux, renforcer leurs sentiments et les réunir à nouveau. Alors qu’il revit ses souvenirs de couple, Arthur réalise comme cette passion a marqué sa vie...

 

 

En sortant de la projection de Nos souvenirs (anciennement La forêt des songes, titre plus proche de l’original – The sea of trees), on comprend ce que Gus Van Sant a pu trouver d’intéressant dans le scénario de ce film. Le suicide est un thème récurrent chez le réalisateur (Gerry, Last days), tout comme la solitude, ainsi qu’un certain goût pour le mystique. Mais on se dit aussi que ça aurait pu être tellement plus réussi.

 

Accueilli sous les huées à Cannes (on se demande bien ce qu’il faisait en compétition), le film démarre plutôt bien, avec une introduction rythmée et l’installation d’un suspense relativement haletant. Mais très vite, la machine s’enraye. Les flashbacks lénifiants sur la vie conjugale du héros suicidaire mènent au plus mauvais mélo et le film de survie ne prend pas, la faute à un Matthew McConaughey en petite forme et un Ken Watanabe visiblement en roue libre – les clichés sur le Japon sont tels qu’on se demande à quel moment ils vont manger des sushis. Le summum est atteint avec une fin d’une bêtise incroyable. C’est d’autant plus regrettable que Gus Van Sant est capable de grandes choses (Elephant, Paranoid Park, pour n’en citer que deux).

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