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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Terence Davies nous emporte dans la campagne écossaise du début du XXème siècle dans Sunset Song, son nouveau film. Un mélodrame classique mais somptueusement mis en scène.

"Sunset Song", un film de Terence Davies

Dans la campagne écossaise du comté d'Aberdeen, peu avant la Première Guerre mondiale. Après la mort de leur mère épuisée par les grossesses successives, les quatre enfants Guthrie sont séparés. Les deux plus jeunes partent vivre avec leurs oncle et tante tandis que leur sœur, Chris, et leur frère aîné, Will, restent auprès de leur père, John, un homme autoritaire et violent. Les relations de plus en plus houleuses entre père et fils conduisent Will à embarquer pour l’Argentine. Chris se retrouve dans l’obligation de renoncer à son rêve de devenir institutrice pour s’occuper de son père. Peu après, ce dernier succombe à une attaque. Ne pouvant se résoudre à quitter sa terre natale, Chris décide alors de reprendre seule la ferme familiale.

 

 

En adaptant le roman de Lewis Grassic Gibbon paru en 1932, Terence Davies poursuit une filmographie élégante plongeant régulièrement dans le passé de son pays, entre réalité documentaire de son Liverpool natal (Of time and the city) et mélodrames romanesques (le bouleversant The Deep Blue Sea). Quelques années avant la Première Guerre Mondiale, dans un petit village écossais, vit une famille, les Guthrie, dirigée par le terrifiant et sévère patriarche incarné par Peter Mullan. Chris(tine) rêve de devenir institutrice, de s’éloigner de sa condition paysanne. Mais le destin va en décider autrement.

 

A chaque fois, ce qui frappe chez Terence Davies, c’est la beauté de la photographie (ici signée Michael McDonough) et l’ampleur de la mise en scène, avec ici l’utilisation du 70mm. Dans l’immensité de la lande écossaise, le cinéaste filme l’ennui d’une jeune femme (Agyness Deyn), les élans d’un amour naissant et les drames de la vie et de la guerre. Le film comporte quelques longueurs et il manque parfois un souffle épique à la David Lean, mais qu’importe, la subtilité de l’observation des sentiments par Terence Davies a toujours quelque chose de bouleversant.

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