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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Guillaume Nicloux retrouve Gérard Depardieu pour un projet atypique baptisé The End, dont la sortie se fait en e-cinema. Un conte onirique, fantastique et qui observe Depardieu comme on étudierait une pièce de collection.

"The End", un film de Guillaume Nicloux

Un homme part chasser dans une forêt qu'il croyait connaître. Mais son chien s'enfuit puis son fusil disparaît. Alors qu'il se perd, une atmosphère hostile et étrange s'installe...

 

 

Au Festival de Cannes 2015, Guillaume Nicloux présentait en compétition Valley of love, avec Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, l’un des plus films de ces dix dernières années. Sur le tournage de ce chef-d’œuvre bouleversant, Depardieu et Nicloux ont vite manifesté l’envie de retravailler rapidement ensemble et le cinéaste a écrit un scénario inspiré d’un rêve qu’il avait fait. Le film, tourné en août 2015 avec un budget ultra modeste de 430 000 €, est désormais disponible en VOD, un format qui permettra peut-être à ce projet singulier de s’installer dans la durée, loin du rush des sorties en salles hebdomadaires qui se chassent les unes les autres. On peut en outre profiter d’une bande annonce hypnotique signée Gaspar Noé.

 

Dès les premières images du film, Depardieu envahit l’écran de sa présence d’ogre. C’est d’ailleurs un ogre (inoffensif) qui va prendre son petit-déjeuner, son 4x4 et se rendre en forêt avec son chien et son fusil pour une partie de chasse. Très vite, il égare son compagnon, ne retrouve plus son fusil et se perd dans la forêt comme en lui-même. Le film perd un peu de sa magie quand Depardieu rencontre un jeune homme étrange (Swann Arlaud) et une jeune femme mutique (Audrey Bonnet) car on prend un grand plaisir à se perdre avec l’acteur, errant dans le bois. Le scénario suit une série de visions, un enchaînement aussi désorganisé qu’un rêve, à la manière d’une « écriture automatique » comme le souligne le réalisateur. Un bien bel objet cinématographique dont le dernier plan (et le dernier son) hante le spectateur durablement.

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michel cambier 10/04/2016 15:15

faut le vouloir et avoir assez de temps a perdre pour voir ca,pour moi,c est mauvais....

Hugo Brown 10/04/2016 15:39

Chacun ses goûts, camarade ! Je ne suis pas d'accord avec toi, mais je respecte ton avis argumenté.

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