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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Près de deux ans après sa mort, Robin Williams est à l’affiche de son ultime film. Le réalisateur Dito Montiel dévoile dans Boulevard la sensibilité à fleur de peau d’un acteur trop souvent cantonné au registre comique. En dépit des maladresses du film, c’est un bel adieu.

"Boulevard", un film de Dito Montiel

Si Nolan et sa femme Joy vivent sous le même toit, ils font chambre à part depuis longtemps. Employé de banque modèle, Nolan affiche pourtant un air absent et se montre insensible à une promotion. Rien ne semble pouvoir combler le vide de son existence. Un soir, alors qu'il circule le long d'une avenue déserte, il fait la rencontre de Léo, jeune homme écorché. Rattrapant le temps perdu, Nolan retrouve un nouveau sens à sa vie et décide enfin de ne plus se mentir...

 

 

Longtemps connu exclusivement pour sa nature comique, Robin Williams a connu la consécration avec son rôle dramatique dans Le cercle des poètes disparus (1989) avant de remporter un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle chez Gus Van Sant (Will Hunting, 1997). Son ultime rôle dans ce nouveau film de Dito Montiel laisse voir l’extrême sensibilité de cet acteur surdoué.

 

Depuis plus de quarante ans, Nolan cache à tous, y compris à lui-même, son homosexualité. Marié, employé de banque modèle depuis plus de 25 ans, ami discret, fils dévoué, il n’a qu’une phobie : faire souffrir quelqu’un. Mais à 60 ans, cet homme ne peut plus faire semblant quand il rencontre un jeune prostitué (remarquable Roberto Aguire) dont il s’éprend et qu’il compte bien sortir de sa situation. La qualité du film est dans la retenue de Robin Williams, bouleversant d’un bout à l’autre. Le scénario souvent maladroit est sauvé par une mise en scène sobre et qui sublime cet amour non consommé mais pourtant brûlant. On aurait aimé un dernier rôle plus flamboyant mais Robin Williams est parti comme il a vécu : discrètement.

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