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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Sylvain Desclous choisit pour son premier long-métrage, Vendeur, un motif original (la solitude d’un VRP) pour un sujet qui l’est moins (le rapport père-fils et la transmission). Gilbert Melki et Pio Marmai portent ce premier film à la mise en scène soignée.

"Vendeur', un film de Sylvain Desclous

Serge est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis 30 ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald, qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.

 

 

Pour son premier long, Sylvain Desclous s’est inspiré d’un reportage qui suivait un « vendeur extra » qui passait de magasin en magasin. Cet emploi était le terrain favorable pour étudier la solitude d’un métier (VRP) qui voit ceux qui l’exercent arpenter les routes toute l’année dans leur voiture, de zones commerciales sans âme en hôtels sans charme. La mise en scène fait des zones commerciales un décor cinématographique singulier, qui rappelle certaines séquences du récent film de Michel Leclerc, La vie très privée de Monsieur Sim.

 

Solitude, prostituées, parkings, chambres d’hôtel, foires expo, tel est le quotidien de Serge (Gilbert Melki), VRP un brin cynique qui vendrait du sable dans le Sahara. Quand son fils (Pio Marmai) lui demande de le pistonner pour être « vendeur », le monde de ce quinqua tremble. Si l’angle est plutôt original, la thématique du rapport conflictuel père-fils (au carré, puisqu’on retrouve aussi le père de Serge) prend parfois des chemins un peu plus attendus. Reste une grande qualité d’interprétation, qu’il s’agisse du tandem en tête d’affiche ou des seconds rôles, remarquables Sara Giraudeau et Pascal Elso. Sylvain Desclous semble être un nouveau talent à suivre.

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