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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Présenté au Festival de Cannes 2016 dans la section Un Certain Regard, Apprentice est le deuxième long-métrage du réalisateur singapourien Boo Junfeng. La peine de mort vu du regard d’un apprenti bourreau énigmatique. Un film intrigant mais inégal.

"Apprentice", un film de Boo Junfeng

Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s'avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu.

 

 

Six ans après sa sélection à la Semaine de la Critique à Cannes 2010 pour son premier film Sandcastles, Boo Junfeng est revenu sur la Croisette au sein d’Un Certain Regard pour présenter Apprentice. Le jeune cinéaste s’est beaucoup documenté et, à défaut de pouvoir rencontrer des condamnés à mort, s’est longuement entretenu avec leurs familles et leurs avocats, ainsi qu’avec des bourreaux. L’angle choisi est original puisqu’il se fait par le biais d’un « duo » de bourreaux, l’un expérimenté et l’autre apprenti, à la fois attiré, fasciné et dégoûté par ces pendaisons – on découvre peu à peu son lourd passé.

 

Un bourreau en guise de héros, ce n’est pas courant au cinéma. Aiman est un jeune homme qui a longtemps fréquenté les gangs et trafiqué de la drogue avant de se « ranger » et de s’engager dans l’armée. Le voilà désormais un homme honnête nouvellement surveillant de prison et qui va se rapprocher du vieux bourreau qui apporte un soin maniaque à la préparation de ses exécutions. La mise en scène est soignée mais le scénario est sans cesse alourdi d’un sous-texte psychologique pesant qui lèse le film plus qu’il n’éclaire le personnage. Faisant peser un doute sur les intentions de l’apprenti, le réalisateur s’égare en cours de route dans des circonvolutions qu’il ne semble pas vraiment maîtriser. C’est d’autant plus dommage que Boo Junfeng fait par ailleurs preuve de vraies qualités de mise en scène.

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Felix 10/06/2016 13:07

Je te remercie pour ce petit résumé. Le scénario est plutôt original. :-) J’aime bien l’idée d’avoir un bourreau en guise de héros. J’irai certainement regarder Apprentice !

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