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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Quatre ans après son premier essai, Frédéric Beigbeder adapte de nouveau un de ses romans. Au secours pardon devient L’Idéal dans cette fausse suite de 99 francs qui, sous couvert de comédie satirique, échoue tant à choquer qu’à faire rire.

"L'Idéal", un film de Frédéric Beigbeder

L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique. Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.

 

 

En 2007, Jan Kounen adaptait le roman de Beigbeder 99 francs avec la participation de l’écrivain et Jean Dujardin à l’affiche. La comédie féroce plutôt efficace trouve une suite neuf ans plus tard, cette fois réalisée par Beigbeder en personne d’après son roman et fort de sa première expérience de cinéaste, couronnée d’un certain succès (L’amour dure trois ans, son premier film, consternant, a réuni 700 000 spectateurs en 2012). Avec L’idéal, l’ancien chroniqueur mondain s’attaque au monde de la mode et à la dictature du grand capital.

 

Le point de départ du film est assez prometteur : une satire du capitalisme représenté par l’empire L’Oréal (pardon, L’Idéal !) aux méthodes discutables, à l’éthique aux abonnés absents, avec un passé trouble et une tendance à considérer la femme comme du bétail. Malheureusement, à part quelques idées visuelles (le casting où l’on « switch » les filles façon Tinder), le film reste prisonnier des concepts et des idées qu’il prétend dénoncer. Bête, misogyne et rarement drôle, L’Idéal est un bon gros nanar un brin prétentieux et déjà ringard.

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