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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Premier long-métrage de Magnus von Horn, Le Lendemain a été présenté en 2015 à la Quinzaine des Réalisateurs et a été sacré meilleur film et meilleur réalisateur aux César suédois. Une mise en scène clinique au service d’un scénario implacable. Naissance d'un metteur en scène.

"Le Lendemain", un film de Magnus von Horn

John, encore adolescent, rentre chez son père après avoir purgé sa peine de prison et aspire à un nouveau départ. Mais la communauté locale n’a ni oublié, ni pardonné son crime. Sa présence attise les pires pulsions chez chacun, l’atmosphère devient menaçante, proche du lynchage. Rejeté par ses anciens amis et abandonné par ses proches, John perd espoir et la violence qui l’a conduit en prison refait peu à peu surface. Dans l’impossibilité d’effacer le passé, il décide d’y faire face.

 

 

Après une poignée de courts-métrages, à 31 ans, le jeune réalisateur suédois Magnus von Horn se lance en 2014 dans son premier long, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes 2015) et succédant au glaçant Snow Therapy comme meilleur film (et meilleur réalisateur) aux César suédois. Le point de départ du scénario est vieux comme le monde (ou en tout cas comme le cinéma) : un meurtrier est libéré et revient vivre dans sa petite ville, suscitant le rejet des autochtones. Le « héros » est un adolescent brillamment interprété par Ulrik Munther, jeune chanteur suédois dans son premier rôle au cinéma.

 

Le film choisit de ne pas révéler de suite les raisons de son emprisonnement et le secret nous est révélé par petites touches, au détour d’une phrase, d’un regard, d’un retour en bus scolaire. Rejeté par ses anciens camarades de classe, le jeune homme va se murer dans le silence – autant dire retrouver une forme d’emprisonnement – et la violence. Jon vit dans un monde d’hommes (le petit frère, le père, le grand-père) sans que l’on sache ce qui est arrivé à la mère par exemple et c’est d’une jeune fille dont le côté « garçon manqué » est caractérisé de manière un peu cliché (elle sait bricoler des mobylettes) que va, peut-être, venir son salut. Le scénario ronronne un peu sur les dernières vingt minutes mais le final se charge de redonner un coup de fouet. La caméra du cinéaste, presque toujours fixe, fait une grande place au hors-champ lors des scènes les plus dures – ce qui amplifie évidemment leur effet. Malgré quelques maladresses, Magnus von Horn signe un premier film intense et prometteur. Un metteur en scène à surveiller.

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Felix 10/06/2016 13:08

Ah, ça me semble être un beau film ! Ça donne envie d’aller le voir. Même l’affiche suscite la curiosité. Vivement la prochaine séance au cinéma pour que je le regarde. :-) Au revoir !

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