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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après le succès surprise de son précédent film, Une seconde mère, Anna Muylaert poursuit sa recherche dans la relation mère-enfant avec D’une famille à l’autre, son nouveau film, inspiré d’une histoire vraie. Un sujet intéressant traité trop superficiellement pour convaincre.

"D'une famille à l'autre", un film de Anna Muylaert

Felipe profite de sa fin d’adolescence dans les fêtes branchées de São Paulo. Sa mère, qui l’élève seule avec sa jeune sœur, lui laisse une grande liberté. Sauf que leur mère n’est pas leur mère : un test ADN prouve qu’elle les a enlevés à la naissance. Séparés, les enfants sont précipités dans leur vraie famille. Les parents biologiques de Felipe, à sa recherche depuis 17 ans, se retrouvent face à un adolescent qui ne partage pas tout à fait leur conception de la vie…

 

 

A l’été 2015, la réalisatrice brésilienne Anna Muylaert connaît un joli succès avec Une seconde mère, cumulant plus de 150 000 entrées dans l’Hexagone. Un an plus tard, elle revient avec le thème du rapport mère-enfant mais sur un tout autre registre en s’inspirant d’une célèbre affaire au Brésil, celle d’une femme ayant volé trois enfants à la maternité et qui dut les rendre au bout de quelques années.

 

Pierre grandit dans une famille modeste avec une mère absente et très permissive et sa jeune sœur. Mais quand la police vient arrêter cette mère de famille et qu’un test ADN prouve que l’adolescent a été enlevé à la naissance, la vie du jeune homme bascule et il retrouve sa famille biologique, aisée et conservatrice – et son prénom, Felipe. De ce choc, Anna Muylaert fait une chronique sur le trouble de l’adolescence et la construction parfois difficile de l’identité. Entre deux prénoms, Felipe / Pierre évolue aussi entre deux genres : il aime secrètement s’habiller en femme. Le sujet du film est passionnant mais la réalisatrice ne le traite que superficiellement, enchaînant les séquences de dispute et de travestissement sans réelle conviction et dans une durée (1h20) pas suffisante ici pour déployer ses personnages. C’est d’autant plus regrettable que les acteurs sont magnifiques.

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