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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Stephen Frears s’intéresse à son tour à la « pire chanteuse de tous les temps » dans son nouveau film, Florence Foster Jenkins mais ne dépasse pas le stade de l’anecdote. Une reconstitution sans profondeur sauvée par l’interprétation d’un bon trio d’acteurs.

"Florence Foster Jenkins", un film de Stephen Frears

L’histoire vraie de Florence Foster Jenkins, héritière new-yorkaise et célèbre mondaine, qui n’a jamais renoncé à son rêve de devenir une grande cantatrice d’opéra. Si elle était convaincue d’avoir une très belle voix, tout son entourage la trouvait aussi atroce que risible. Son “mari” et imprésario, St Clair Bayfield, comédien anglais aristocratique, tenait coûte que coûte à ce que sa Florence bien-aimée n’apprenne pas la vérité. Mais lorsque Florence décide de se produire en public à Carnegie Hall en 1944, St Clair comprend qu’il s’apprête à relever le plus grand défi de sa vie…

 

 

En 1989, Stephen Frears livrait son film mythique Les liaisons dangereuses quelques mois avant une autre adaptation du chef-d’œuvre de Laclos par Milos Forman (Valmont). Cette fois-ci, c’est le réalisateur britannique qui porte un projet suivant un autre, similaire. Son biopic Florence Foster Jenkins sort près d’un an après le Marguerite de Xavier Giannoli, qui a valu à Catherine Frot le César 2016 de la meilleure actrice. Si les deux films s’inspirent de la vie de la célèbre mondaine, celui de Frears se distingue par une approche plus classique, un intérêt plus anecdotique pour la dernière année de sa vie.

 

Meryl Streep et Hugh Grant (étonnant) forment un tandem efficace et surprenant et Simon Helberg excelle en pianiste maladroit et loufoque. Le scénario est centré sur l’année 1944, dernière année de la vie de Florence Foster Jenkins, marquée par son premier et unique concert au Carnegie Hall de New York. On comprend que ce personnage fascine tant par sa pureté, sa naïveté, une femme enfermée dans sa folle croyance en sa musique, entourée de profiteurs et d’un compagnon fantoche qui se révèlera tout de même un soutien indéfectible. Malheureusement, malgré l’abattage des acteurs, Stephen Frears échoue à montrer la complexité de cette femme et signe un film trop académique, coincé dans le lustre de la reconstitution du New York des année 40.

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