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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le succès du premier volet a logiquement poussé Nicholas Stoller à réaliser une suite à Nos pires voisins. On retrouve Seth Rogen, Rose Byrne et Zac Efron, cette fois épaulés de Chloë Grace Moretz, pour une nouvelle comédie régressive avec le féminisme en toile de fond. Quelques bons moments mais on rit quand même beaucoup moins.

"Nos pires voisins 2", un film de Nicholas Stoller

Mac et Kelly Radner, pour l’arrivée de leur deuxième enfant, sont enfin prêts à franchir l’étape ultime vers la vie adulte et déménager en banlieue. Mais alors qu’ils mettent tout en œuvre pour vendre leur maison, une sororité d’étudiantes décomplexées succède à l’ancienne fraternité de Teddy, les surpassant largement en termes de débauche et tapage nocturne. Les jeunes filles de Kappa Nu, Shelby flanquée de ses comparses, Beth et Nora, lassées du sexisme et de la rigidité du système universitaire, ont décidé de faire de leur QG l’antre de la contestation et de la liberté néo féministe. Et le fait que ce soit au cœur d’un quartier calme et résidentiel ne les en empêchera pas. Mac et Kelly avec l’aide de leurs amis Jimmy et Paula, vont transformer leur ancien ennemi juré Teddy, avec son charme et ses coups fourrés, en arme secrète. Sa mission : infiltrer la sororité, la conquérir pour mieux la diviser, la détruire, pour la forcer à déménager. Mais c’est mal connaître les ressources aussi créatives qu’implacables de cette bande déchainée d’amazones du XXIe siècle.

 

 

A l’été 2014, Nicholas Stoller livrait la comédie la plus drôle de l’été avec Nos pires voisins, à l’humour régressif issu de l’écurie Judd Apatow. Deux ans après ce succès, le réalisateur récidive avec une suite toujours écrite avec Seth Rogen, acteur principal aux côtés de Rose Byrne et Zac Efron. La nouveauté vient du personnage de Chloë Grace Moretz qui incarne la fondatrice d’une sororité qui s’installe à côté de la « paisible » maison du couple de trentenaires.

 

Sur un scénario proche de celui du premier opus, Stoller passe de la fraternité à la sororité et embrasse par là même la question féministe – enfin, il la touche du bout des doigts plus qu’il ne l’embrasse, mais c’est déjà ça. Dans l’univers très balisé de la comédie « trash » hollywoodienne, les gags sont parfois convenus ou déjà vus dans le premier volet, à base de soirées qui dérapent et de blagues mettant en scène diverses sécrétions (notamment un beau vomi en ouverture du film). Les moments les plus drôles du film sont dans les répliques surréalistes de Rose Byrne et Seth Rogen, en particulier sur l’éducation de leur fille (un sex toy en jouet favori, un concours du plus mauvais parent) et des vannes – un peu – subversives (sur de supposés voisins juifs par exemple). Malgré ses bons passages, l’ensemble manque de rythme et se situe bien en-dessous du premier volet, bien plus délirant.

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