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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le réalisateur irlandais Paddy Breathnach est parti à La Havane tourner son nouveau film, Viva, un mélodrame autour d’un cabaret cubain. Sur un scénario sans surprise, le film finit par toucher grâce à une interprétation intense.

"Viva", un film de Paddy Breathnach

A Cuba, un jeune homme qui coiffe les perruques d'artistes travestis, rêve de chanter dans leur cabaret. Mais son père, qui sort de prison, a d'autres rêves pour lui…

 

 

Après une comédie avec Josh Hartnett (Coup de peigne, 2001) et des films d’horreur, Paddy Breathnach change de registre avec Viva, son premier film tourné en espagnol et candidat 2016 de l’Irlande aux Oscars. Loin des clichés touristiques, le réalisateur a choisi de poser sa caméra dans un quartier populaire de La Havane dont la population connaît de grandes difficultés, à tel point que certains jeunes sont contraints de se prostituer comme dernière chance de survie. Mais, pour autant, Viva est un film profondément optimiste, en dépit de tous les obstacles rencontrés par le héros.

 

La qualité première de ce film se trouve dans l’interprétation exceptionnelle du jeune héros (Hector Medina, révélation) comme du patron du cabaret (Luis Alberto Garcia). Paddy Breathnach parvient à éviter pas mal d’écueils dans lesquels il aurait été facile de tomber à propos de l’homosexualité et du cabaret de travestis. Les séquences de « chant » sont d’ailleurs d’une intensité épatante. Là où le bât blesse un peu, c’est dans la relation avec le père violent, sortant de prison et n’acceptant pas les choix de vie de son fils. Mais, malgré de nombreuses situations et scènes convenues, l’interprétation emporte l’adhésion et finit par émouvoir. Un film parfois maladroit mais finalement touchant.

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