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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le réalisateur de films d’animation Yeon Sang-ho passe aux prises de vue réelles avec Dernier train pour Busan, présenté hors compétition à Cannes 2016 et plus gros succès de l’année au box-office sud-coréen. Un thriller horrifique intelligent et remarquablement mis en scène.

"Dernier train pour Busan", un film de Yeon Sang-ho

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

 

 

Connu pour ses films d’animation, Yeon Sang-ho passe au film « live » avec Dernier train pour Busan, plus gros succès de l’année en Corée du Sud avec plus de 11 millions d’entrées. Le cinéaste a réussi à faire le lien entre mémoire cinéphile du film de zombies (Romero) et blockbuster à tendance hollywoodienne (de 28 jours plus tard à Snowpiercer dont ce film serait le mix). Dernier train pour Busan ne se contente pas d’action et d’effets spéciaux (très réussis) mais propose un sous-texte politique, pas toujours très subtil mais plutôt bien mené.

 

Grâce à de bonnes idées visuelles (les zombies sont ultra rapides et sont rendus inoffensifs par le noir et le silence), Yeon Sang-ho mène son intrigue tambour battant pendant près de deux heures, ne ménageant pas ses efforts pour faire vivre le scénario. L’action démarre très vite et le scénario a la générosité de proposer de nombreux rebondissements tout en restant principalement à bord d’un KTX (pour Korean Train Express, l’équivalent de notre TGV) – dont le réalisateur sait utiliser le moindre recoin. Les passagers du train, qui représentent une microsociété avec ses classes sociales et ses âges différents, sont le matériau idéal pour un portrait de l’humanité assez sombre mais qui rappelle in fine que l’entraide est la clef de tout. Le discours politique, abordant notamment l’écologie, est parfois maladroit dans son exécution mais Dernier train pour Busan vaut bien ses grands frères américains et pourrait bien être le meilleur blockbuster de l’été.

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