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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Avec Hotel Singapura, Eric Khoo signe une fresque historique sur Singapour entièrement située dans une chambre d’hôtel. Un parti pris original qui ne séduit qu’à moitié.

"Hotel Singapura", un film de Eric Khoo

C’est le premier jour d’Imrah comme femme de chambre à l’Hôtel Singapura. Dans la suite n°27, un groupe de pop est venu fêter le nouvel an. Parmi eux, leur chanteur Damien est dans un état second quand il croise Imrah dans le couloir. Bien plus tard, dans ce même hôtel, une japonaise laisse filer son amant, un travesti reçoit son dernier plaisir avant l’opération, une touriste couche devant son meilleur ami… Mais toujours Imrah, en rangeant la chambre, se souviendra de sa rencontre avec Damien.

 

 

Des lendemains de la Seconde Guerre Mondiale à un futur proche, Eric Khoo dresse un portrait de son pays à travers un huis-clos dans une chambre d’hôtel et un film à sketches balayant les décennies avec un fil rouge, celui de l’évolution de la société vue par le prisme des relations amoureuses. Imrah, une femme de chambre, et Damien, un chanteur de rock, suivent entre rêve et réalité les ébats des couples qui séjournent dans la chambre 27.

 

Si le lieu reste le même, la chambre d’hôtel évolue au fil des années, rappelant par sa décoration l’époque, d’un noir et blanc contrasté dans les années 40 aux couleurs éclatantes des sixties avant de se transformer en motel sans âme dans les années 90. Le contexte historique, toujours hors-champ, est palpable dans les dialogues mais les mœurs et les relations sexuelles qui changent. Très sensuel, le film ne convainc toutefois pas vraiment, la faute à son format probablement, le film à sketches étant par essence inégal. On aime la délicatesse d’une relation extra-conjugale entre une bourgeoise japonaise et son bel amant, tout comme une leçon d’anatomie hilarante par une papesse du sexe bien décidée à libérer le corps des femmes. La mélancolie ambiante ne suffit pas à faire oublier les maladresses de l’exécution de ce projet.

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