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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Philippe Lioret renoue avec le drame familial dans Le fils de Jean, son huitième long-métrage, centré sur la quête d’un homme vers ses racines. Un film sensible et remarquablement interprété.

"Le fils de Jean", un film de Philippe Lioret

À trente-trois ans, Mathieu ne sait pas qui est son père. Un matin, un appel téléphonique lui apprend que celui-ci était canadien et qu'il vient de mourir. Découvrant aussi qu’il a deux frères, Mathieu décide d'aller à l'enterrement pour les rencontrer. Mais, à Montréal, personne n'a connaissance de son existence ni ne semble vouloir la connaître…

 

 

Après une poignée de films réussis (Tenue correcte exigée, Mademoiselle), Philippe Lioret a connu la consécration en 2006 avec Je vais bien, ne t’en fais pas, adapté du roman d’Olivier Adam. Deux films avec Vincent Lindon plus tard (dont le chef-d’œuvre Welcome), Lioret adapte très librement un nouveau roman, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean-Paul Dubois, conservant deux de ses thèmes de prédilection : les secrets de famille et la paternité. Face à Pierre Deladonchamps, on retrouve l’immense acteur québécois Gabriel Arcand.

 

La qualité première des films de Philippe Lioret réside dans la sensibilité de son regard, à la fois bienveillant et sans concession, et dans sa mise en scène sobre et soignée. Le fils de Jean n’échappe pas à la règle et permet au réalisateur d’explorer pour la première fois des contrées plus lointaines puisque le film est tourné entièrement ou presque au Canada. Les films de Lioret mettent en scène des hommes taiseux confrontés à un dilemme moral ou à la révélation d’un secret de famille. Gabriel Arcand, remarquable, assiste Pierre Deladonchamps dans sa quête – mais laquelle ? Est-il venu enterrer son père, rencontrer ses frères ou trouver des réponses sur son passé ? Délicatement, Lioret nous montre comment un homme, en devenant le fils de quelqu’un, va devenir lui-même un père pour son fils. Sans atteindre les sommets d’émotion de Welcome et Je vais bien, ne t’en fais pas, Philippe Lioret signe un film sensible et pertinent.

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