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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Caméra d’or au Festival de Cannes 2016, Divines, le premier long-métrage de Houda Benyamina, débarque sur les écrans précédé d’un emballement médiatique surprenant. Porté par la charismatique Oulaya Amamra, le film, sympathique, n’en est pas moins très artificiel et plutôt anodin.

"Divines", un film de Houda Benyamina

Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

 

 

Lors du Festival de Cannes, en recevant sa Caméra d’or, Houda Benyamina lance à Edouard Waintrop, sélectionneur de la Quinzaine des Réalisateurs qui accueillait son film « Waintrop, t’as du clito ! » en référence à la phrase-slogan que l’on peut entendre dans Divines. C’est à l’image du film : un bel emballage, bien pensé pour plaire au plus grand nombre sous couvert de sortie indé.

 

Avec des premières séquences au goût de déjà-vu mais bien agencées, le film de Houda Benyamina séduit dans un premier temps grâce à l’énergie folle de son actrice Oulaya Amamra (petite sœur de la réalisatrice) qui possède un talent certain pour le jeu, une grande beauté et un charisme naturel. Les situations plutôt cocasses ne sont pas nouvelles mais soit, le rythme est là. Malheureusement, l’ensemble devient rapidement répétitif et se mue en un petit système bien étudié mêlant vannes, obstacles et émotion un peu forcée. Divines ne se prétend pas politique (on pense éventuellement à un western urbain) mais confond cependant un peu tout, enchaînant les clichés sur les pauvres et les riches et les rêves de jeunes de banlieue tristement résumés par le gimmick « Money, money, money » qui sont, si l’on en croit le final ridicule qui semble faire expier les méfaits des héroïnes, condamnés à échouer. Sur un scénario trop artificiel pour convaincre et beaucoup moins féministe qu’il ne voudrait le faire croire, Houda Benyamina signe un film de « petit malin » qui a su faire fondre Cannes et saura, sans aucun doute, séduire l’académie des César.

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