Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Présenté en ouverture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2016, Victoria est le deuxième long-métrage de Justine Triet. Une comédie romantique mélancolique qui dépoussière le genre et offre enfin à Virginie Efira un rôle à sa hauteur.

"Victoria", un film de Justine Triet

Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

 

 

En 2013, Justine Triet se faisait remarquer avec un premier long-métrage bancal (et surestimé), La bataille de Solferino. Trois ans plus tard, avec un budget nettement plus conséquent et deux belles têtes d’affiche (Virginie Efira et Vincent Lacoste), la réalisatrice s’amuse à réinventer la comédie romantique, inspirée par Blake Edwards et Billy Wilder. Empreint de mélancolie, Victoria est un portrait de femme avant tout. « Ce n’est pas une pauvre petite oie blanche ou l’histoire de sa chronique amoureuse. C’est le récit d’une femme complexe prise dans une spirale émotionnelle que sa situation professionnelle fait imploser. (…) L’ambition c’était de raconter tout ça : ce qui la fait chuter, ce qui la fait renaître » confesse Justine Triet.

 

Virginie Efira est presque devenue l’icône de la comédie romantique à la française (20 ans d’écart, La chance de ma vie, Caprice…) et on imagine une certaine malice de la part de Justine Triet dans ce choix de casting. En effet, Victoria dépoussière totalement ce genre casse-gueule (et un peu sinistré) dans le paysage cinématographique français. Les dialogues sont remarquablement écrits et le scénario évite pas mal de poncifs – ou les traite de manière originale. Le talent de Virginie Efira, quasiment de tous les plans, trouve enfin ici un regard à sa hauteur et le film de Justine Triet réserve, en dépit d’une petite perte de rythme sur la fin, son lot de séquences tragi-comiques.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog