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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après son carton aux Etats-Unis, Don’t breathe, le deuxième film de Fede Alvarez, débarque sur les écrans français. Un survival movie violent au scénario assez malin et efficace.

"Don't breathe - La maison des ténèbres", un film de Fede Alvarez

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

 

 

La production horrifique américaine s’avère souvent décevante, en témoigne le récent Blair Witch. Remarqué par Sam Raimi grâce à son court-métrage Ataque de Panico sur le YouTube, le jeune cinéaste uruguayen Fede Alvarez a pu passer au long avec le remake de Evil Dead en 2013. Trois ans plus tard, le voilà aux commandes de son premier film au scénario original. Pour ce survival movie pur jus, le réalisateur revient à l’un des fondamentaux du cinéma de genre – l’obscurité.

 

Tout commence de manière assez classique avec une bande de jeunes braquant des maisons de bourgeois dans la banlieue d’une des villes les plus déclassées des Etats-Unis, Detroit, que nos trois camarades rêvent de fuir. Fede Alvarez n’utilise pas pleinement le délabrement de cette zone urbaine frappée durement par la crise, mais le propos n’est pas là. Il s’agit de ressusciter la victime absolue du cinéma horrifique (le personnage atteint d’un handicap, ici aveugle) mais pour l’emmener vers un terrain plus inattendu. Car cet aveugle est un dur à cuire, ancien soldat en Irak habitué aux embuscades. La mise en scène se sert assez habilement d’un espace clos – la maison – sur plusieurs niveaux mais ne tire pas toujours profit du son postulat de départ, l’obscurité, sauf dans une séquence impressionnante filmée en infrarouges. Une bonne série B, violente, divertissante, avec une image finale pas si prévisible.

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