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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jérôme Salle s’attaque au monument national Cousteau dans son nouveau film, L’odyssée. Des images sous-marines magnifiques et une Audrey Tautou bluffante ne suffisent pas à compenser la déception de ce biopic qui perd le cap.

"L'odyssée", un film de Jérôme Salle

1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

 

 

Réalisateur du polar Anthony Zimmer et de la saga Largo Winch, Jérôme Salle signe son premier biopic avec L’odyssée, consacré au Commandant Cousteau, icône nationale, longtemps « personnalité préférée des Français » dans le fameux classement du JDD – il est l’unique tenant du titre entre 1988 et 1996 en alternance avec l’Abbé Pierre. C’est Lambert Wilson qui a la charge d’incarner le célèbre explorateur, aux côtés d’Audrey Tautou qui campe sa femme, discrète mais véritable patronne de la Calypso, leur bateau sur lequel elle vécut pendant des décennies.

 

La première partie du film, assez lénifiante, reprend les poncifs du biopic à l’américaine, notamment avec une mise en scène à l’esthétique publicitaire. L’angle du rapport entre le père et ses deux fils traités si différents est rapidement délaissé puisque l’aîné mal-aimé est quasiment évacué du film au cours de route. Ce qui devient intéressant, c’est la réflexion sur l’écologie qui apparaît au navigateur (via son fils préféré Philippe) assez tardivement. Si les images sous-marines sont (logiquement) belles, la narration est relativement poussive, le scénario n’allant pas beaucoup plus loin que les enjeux jetés au départ. Audrey Tautou, en revanche, est renversante en Simone Cousteau, étonnante et émouvante gouailleuse à poigne. Le rayon de soleil de cette décevante odyssée.

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