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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Todd Solondz dévoile Le teckel, son nouveau film passé par les festivals de Sundance et Deauville. Sous forme de sketches, avec un chien comme fil conducteur, cette comédie acide cultive le malaise pour une chronique acerbe de la vie humaine. Pas vraiment séduisant.

"Le teckel", un film de Todd Solondz

Le portrait d’un teckel et de tous ceux auxquels il apporte un bref instant de bonheur au cours de son voyage.

 

 

Réalisateur-phare de la scène indie des années 90, Todd Solondz poursuit sa chronique désabusée de l’humanité, puisqu’ici le « meilleur ami de l’homme » du titre lui importe peu. Adepte de la provocation depuis le remarqué Happiness (1998), le cinéaste livre cette fois un film en quatre parties – ou quatre sketches – qui égratigne la bourgeoisie et suit différents personnages à tous les âges de la vie.

 

Le premier segment (le plus réussi) met en scène Julie Delpy (toujours géniale) en mère névrosée d’un jeune fils en phase de rémission d’un cancer, enfant qu’elle surprotège en lui mentant sur à peu près tout, y compris le sens de la vie et de la mort. Une séquence dialoguée surréaliste l’amène à devoir affirmer que la mort est une bonne chose. Le teckel, qui fait d’abord le bonheur du petit garçon, va devenir, au prix de torsions scénaristiques improbables, le fil rouge permettant de passer d’un sketch à l’autre. Après cette entrée en matière réussie, les autres parties déçoivent. Todd Solondz fait preuve d’un tel mépris pour ses personnages que l’on peine à s’intéresser à eux jusqu’au bout. En résulte un film bancal, faussement provocateur (quel est l’intérêt d’un si long plan sur des excréments ?) et pas aussi drôle qu’il voudrait l’être.

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