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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Récompensé dans de nombreux festivals, le premier long-métrage de Claude Barras, Ma vie de Courgette, réalisé en stop motion, est un bijou d’animation. La maltraitance infantile est ici traitée avec une grande délicatesse et beaucoup de poésie.

"Ma vie de Courgette", un film de Claude Barras

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

 

 

A la lecture du livre de Gilles Paris Autobiographie d’une Courgette, Claude Barras, déjà aux manettes d’une bonne dizaine courts-métrages d’animation, a eu un coup de foudre et l’envie de l’adapter. Le réalisateur suisse a fait appel à Céline Sciamma pour l’écriture du scénario et témoigne : « Céline a su donner au scénario une réelle structure, très classique et rigoureusement articulée. Elle a également su doser l’équilibre subtil entre humour et émotion, aventure et réalisme social. » Après deux ans de tournage, le film, présenté dans de nombreux festivals, croulent déjà sous une pluie de récompenses.

 

Le sujet n’est pas si courant dans le monde du film d’animation. Ma vie de Courgette traite de la maltraitance faite aux enfants et situe la plupart de son action dans un foyer où sept enfants vont reprendre goût à la vie et s’aider à cicatriser leurs plaies. L’esthétique du film, magnifique et poétique, est une merveille et on retrouve dans le scénario la patte Sciamma, cette sensibilité mêlée d’un réalisme parfois cru qui avait fait mouche dans son très beau deuxième film, Tomboy. Claude Barras se permet de très beau plans-séquences et livre un spectacle fascinant, entre résilience et belles idées visuelles (la « météo des enfants » comme baromètre des humeurs). Sûrement le film d’animation le plus ambitieux de l’année avec Anomalisa de Charlie Kaufman.

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