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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Nicole Garcia était pour la troisième fois de sa carrière de réalisatrice en compétition officielle à Cannes avec son nouveau film, Mal de pierres. Un mélodrame intense porté par Marion Cotillard.

"Mal de pierres", un film de Nicole Garcia

Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante. Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.

 

 

Depuis près de trente ans, Nicole Garcia s’est imposée comme une réalisatrice à part entière aidée dans chaque scénario par Jacques Fieschi, coscénariste des derniers films de Claude Sautet et collaborateur régulier d’Anne Fontaine. Quinze ans après L’adversaire, déjà sélectionné à Cannes en 2002, elle adapte (librement) un autre roman, Mal de pierres de Milena Agus. Ce mélodrame, ancré dans la France rurale des années 50, offre à Marion Cotillard l’un de ses plus beaux rôles.

 

Au cœur d’une plantation de lavande, Gabrielle (Marion Cotillard) est une passionnée, elle s’enflamme et brûle de connaître le grand amour. Cette passion la fait passer pour une folle aux yeux de sa famille et des gens du village. Mariée à un homme qu’elle n’aime pas, elle se retrouve en cure pour soigner ses calculs rénaux (le fameux « mal de pierres ») où elle va tomber raide dingue d’un mystérieux soldat moribond (Louis Garrel). La sobriété de la mise en scène permet à Nicole Garcia de ne jamais tomber dans le pathos et Marion Cotillard convainc en amoureuse désespérée. Les seconds rôles (Brigitte Roüan et Alex Brendemühl, exceptionnels) soutiennent une émotion qui reste sous-jacente pendant près de deux heures avant un dénouement sous forme de twist un peu forcé. Mais le très beau personnage du mari délaissé offre une conclusion émouvante qui fait oublier ces (petites) maladresses. Un beau mélo chic et fougueux, à l’image de la cinéaste.

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