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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Emmanuelle Bercot reconstitue la célèbre affaire du Mediator avec son nouveau film, La fille de Brest, porté à bout de bras par l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen. Un film-dossier passionnant malgré une réalisation sans grande inspiration.

"La fille de Brest", un film de Emmanuelle Bercot

Dans son hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d'un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

 

 

Après le triomphe de La tête haute, présenté en ouverture du Festival de Cannes 2015 et césarisé en 2016, Emmanuelle Bercot s’est intéressée à l’affaire Mediator, un projet qu’elle porte en parallèle de ses autres travaux depuis plusieurs années sous l’impulsion des productrices Caroline Benjo et Carole Scotta qui désiraient adapter le récit d’Irène Frachon, principale protagoniste de l’affaire et « lanceuse d’alerte » dès 2007. La réalisatrice ne cache pas sa fascination pour les hôpitaux depuis son plus jeune âge. Fille d’un chirurgien cardiaque, la jeune fille confie qu’elle passait ses loisirs en bloc opératoire : « J’ai fait mon stage de 3ème à Lariboisière, dans plusieurs services de chirurgie. (…) J’aime aller à l’hôpital, je m’y sens bien. Je pense qu’Irène Frachon [qui a participé à l’adaptation, NDLR] a été sensible à ça. »

 

Extrêmement bien documenté, le film prend le parti de rendre accessible les moindres détails de l’affaire – y compris deux scènes d’opération et d’autopsie montrant les ravages du Mediator sur l’organisme. L’énergie extraordinaire de Sidse Babett Knudsen (souvent très drôle) est à la hauteur du combat mené par Irène Frachon pendant des années pour défendre les malades (et les morts) face à l’empire pharmaceutique Servier. On peut regretter une réalisation « bulldozer » souvent trop linéaire dès la première séquence – Irène Frachon se débattant dans les vagues d’un océan agité – ou l’utilisation abusive de musique (une vraie collection de tubes pop-rock en plus du score original) mais Emmanuelle Bercot a un abattage d’une telle efficacité qu’il est difficile de ne pas se laisser emporter par le rythme soutenu du film.

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