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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

De retour en Iran, Asghar Farhadi signe avec Le client un septième long-métrage, dans la lignée de ses précédentes réalisations. Malheureusement, cette fois, la mécanique semble grippée et le cinéaste se prend les pieds dans un scénario artificiel.

"Le client", un film de Asghar Farhadi

Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d'importants travaux menaçant l'immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement. Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple.

 

 

Asghar Farhadi se définit comme un « conteur réaliste ». Son film Une séparation a cartonné en 2011 (Ours d’or à Berlin) et le cinéaste iranien a tourné en France Le passé qui a valu à Bérénice Béjo le Prix d’interprétation à Cannes. Trois ans plus tard, c’est de nouveau au Festival de Cannes que Farhadi se distingue avec le Prix du scénario et le Prix d’interprétation masculine pour Shabab Hosseyni. Le client déçoit pourtant.

 

Pendant longtemps, la rigueur de la structure scénaristique des films de Farhadi en a fait un auteur majeur. Une séparation et Le passé éblouissaient par leur justesse et la pertinence de la mise en scène. Seulement voilà, Asghar Farhadi rejoue la même petite musique dans son nouveau film, avec une machine qui tourne cette fois à vide. Les bases du suspense (une camionnette et un portable oubliés, des découvertes qui tombent à pic) sont fragiles et le regard du cinéaste plus ambigu que jamais – son propos sur une ancienne locataire à la vie « dissolue » notamment. L’auteur iranien signe un film écrit mécaniquement, interprété sans grande conviction et le parallèle entre théâtre et réalité souligne lourdement l’ensemble. On se demande bien ce qui a tant séduit le jury cannois qui l’a doublement récompensé.

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