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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

L’année 2016 marquait le grand retour de Park Chan-wook en compétition au Festival de Cannes avec Mademoiselle. Le cinéaste coréen revisite ses thèmes fétiches de la manipulation et de la vengeance sur fond d’histoire d’amour en plein conflit avec le Japon.

"Mademoiselle", un film de Park Chan-wook

Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

 

 

Révélé au grand public avec son chef-d’œuvre Old Boy (Grand Prix à Cannes 2004), le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook avait reçu une deuxième récompense cannoise (Prix du Jury) avec le déroutant Thirst en 2009 avant de partir aux Etats-Unis pour filmer le décevant Stoker. De retour sur la Croisette en mai 2016 et étonnamment reparti bredouille, le réalisateur adapte avec Mademoiselle le roman Fingersmith de Sarah Waters paru en 2002, déplaçant l’action du Londres de 1860 à la Corée pendant la colonisation japonaise des années 1930.

 

Metteur en scène exigeant, Park Chan-wook, attache une immense importance au cadre et aux décors, on le sait. La photographie, signée encore une fois Chung-hong Chung, est sublime et évolue au fil des trois chapitres de l’intrigue à tiroirs habilement tissée. Chaque partie adopte le point de vue d’un protagoniste, révélant de nouveaux détails sur une histoire d’amour, de vengeance et de manipulation. Le tandem d’actrices formé par Kim Min-Hee (superbe héroïne du Hong Sang-soo Un jour avec, un jour sans, sorti début 2016) et Kim Tae-Ri fonctionne à merveille. Entre sensualité et double (triple) jeu, le film trimballe littéralement le spectateur pour son plus grand plaisir tant les rebondissements sont intelligemment amenés et dosés. Un des meilleurs films de son auteur, troublant, sensuel et profondément féministe.

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