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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le nouveau film de Marc Fitoussi, Maman a tort, nous plonge dans les stages d’observation de la classe de troisième. Un film sympathique, entre comédie et chronique sociale, mais qui reste trop anodin.

"Maman a tort", un film de Marc Fitoussi

Connaît-on vraiment ses parents ? Anouk, 14 ans, découvre brutalement un autre visage de sa mère, à la faveur de l’incontournable stage d’observation de troisième qu’elle effectue dans la compagnie d’assurances où celle-ci travaille. Une semaine d’immersion dans le monde adulte de l’entreprise, avec ses petits arrangements et ses grandes lâchetés, qui bientôt scelle son jeune destin. Entre parcours initiatique, fêlure et premières responsabilités assumées, une forme d’adieu à l’enfance.

 

 

Depuis près de dix ans, Marc Fitoussi construit une filmographie pleine de charme avec des réussites comme La vie d’artiste, Copacabana, Pauline Détective ou La ritournelle. Son cinquième long-métrage s’inscrit moins dans la comédie que ses précédents projets, mais garde une forme de légèreté malgré le thème de la souffrance au travail – si l’on retrouve Emilie Dequenne au casting, on n’est pas pour autant chez les frères Dardenne.

 

Le stage d’observation constitue le moment le plus étonnant de la classe de troisième, première incursion (a priori excitante) hors les murs de l’école dans le monde du travail pour des ados bien trop jeunes pour comprendre les mécanismes qui sous-tendent la vie en entreprise. Marc Fitoussi capte quelque chose d’intéressant dans le regard singulier de la jeune Anouk (Jeanne Jestin, à surveiller), idéaliste et pourtant déjà consciente de l’iniquité propre au monde du travail. Le film ne manque pas de charme et d’humour mais l’impression que le réalisateur n’ose pas se frotter au réel sujet (la souffrance au travail, la dureté de la vie en entreprise) persiste et le scénario privilégie des intrigues secondaires assez ineptes (l’amourette déçue avec un autre stagiaire, le père déconsidéré) au principe de réalité que la jeune fille prend en pleine figure. Petite déception donc et c’est d’autant plus dommage que Marc Fitoussi excelle dans la caractérisation des personnages.

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