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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après le fiasco commercial de son western Jane got a gun, Gavin O’Connor revient avec un polar original, Mr Wolff, qui mêle autisme et magouilles financières. Un thriller joliment mis en scène mais aux rebondissements trop forcés.

"Mr Wolff", un film de Gavin O'Connor

Petit génie des mathématiques, Christian Wolff est plus à l'aise avec les chiffres qu'avec les gens. Expert-comptable dans le civil, il travaille en réalité pour plusieurs organisations mafieuses parmi les plus dangereuses au monde. Lorsque la brigade anti-criminalité du ministère des Finances s'intéresse d'un peu trop près à ses affaires, Christian cherche à faire diversion : il accepte de vérifier les comptes d'une entreprise de robotique ayant pignon sur rue. Problème : la comptable de la société a décelé un détournement de fonds de plusieurs millions de dollars. Tandis que Christian épluche les comptes et découvre les rouages de l'escroquerie, les cadavres s'accumulent…

 

 

Gavin O’Connor a connu l’enfer sur la production de Jane got a gun, sorti en début d’année 2016 après plus d’un an de reports. Pour son nouveau film, Mr Wolff (titre français nounouille auquel on préfère le sobre The Accountant en VO), le cinéaste se frotte au thriller dans une configuration assez originale : l’expert-comptable du titre est un sniper d’exception atteint d’une forme d’autisme. Cette approche, intéressante, est plutôt bien traitée – du moins dans la première partie – mais trop de rebondissements finissent par saper l’entreprise.

 

Ben Affleck campe de manière convaincante cet homme souffrant de troubles autistiques élevé à la dure par un père militaire obsédé par l’idée qu’il faut savoir combattre pour survivre. La mise en scène dans les premières séquences est admirable, s’ajustant parfaitement à la personnalité du héros (cadres symétriques, mouvements de caméra précis, décors minimalistes). La rencontre avec une collègue un peu spontanée incarnée par Anna Kendrick est très juste, montrant la difficulté pour un autiste d’interagir socialement. Pour ce qui est de l’intrigue, elle est maline avant de devenir trop maline, justement, à force de rebondissements qui mènent le film à l’invraisemblable – malgré un dénouement bien pensé. Un divertissement honnête mais pas inoubliable.

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