Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Marco Bellochio adapte le récit autobiographique de Massimo Gramellini, Fais de beaux rêves. Un drame familial sur trente ans qui séduit moyennement.

"Fais de beaux rêves", un film de Marco Bellochio

Turin, 1969. Massimo, un jeune garçon de neuf ans, perd sa mère dans des circonstances mystérieuses. Quelques jours après, son père le conduit auprès d’un prêtre qui lui explique qu’elle est désormais au Paradis. Massimo refuse d’accepter cette disparition brutale. Années 1990.  Massimo est devenu un journaliste accompli, mais son passé le hante. Alors qu’il doit vendre l’appartement de ses parents, les blessures de son enfance tournent à l’obsession.

 

 

Marco Bellochio est un des grands cinéastes italiens de sa génération, avec des films aussi marquants que Les poings dans les poches, Le diable au corps ou, plus récemment, Vincere et La belle endormie. A l’approche de ses 80 ans, le réalisateur adapte le récit autobiographique du journaliste Massimo Gramellini sur une relation d’amour fusionnel entre une mère et son fils brisée par le décès soudain de celle-ci.

 

Le film s’ouvre sur une séquence de danse entre une mère et son jeune fils, sur un tube rock’n’roll, préfigurant une relation quasi-amoureuse entre les deux. En toile de fond, la série culte des sixties Belphégor opère comme un parallèle, avec la présence fantomatique de Juliette Gréco et la mort de son personnage (qui rappelle celle de la mère de Massimo, dont on comprend trop vite l’enjeu), qui sera le fil rouge de ce film plein de qualités mais qui, étrangement, ne parvient jamais à vraiment susciter l’émotion. Une séquence très belle, toutefois, vaut le détour, avec Emmanuelle Devos en maman transie de son fils (l’ami d’enfance de Massimo) sous le regard bouleversé de l’adolescent orphelin de sa propre mère.

Commenter cet article

SERVANT 02/01/2017 19:24

Assez d'accord avec tes commentaires. Pas d'émotion effectivement, je crois que cela tient au jeu de la mère de Massimo et à ce qui émane d'elle. Le gamin est super lui ! la séquence avec Emmanuelle Devos apporte en contraste une force au film qui finalement en manque pas mal et se perd un peu en circonvolutions

Articles récents

Hébergé par Overblog