Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

A l’occasion du trentième anniversaire de la mort de la chanteuse, Lisa Azuelos signe son biopic un brin classique et sobrement intitulé Dalida. Un film émouvant revenant sur la carrière exceptionnelle et les drames d’une star attachante.

"Dalida", un film de Lisa Azuelos

De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire. Une femme moderne à une époque qui l’était moins. Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle.

 

 

Dalida est une légende de la chanson française. Née au Caire au sein d’une famille italienne quelques années avant la Seconde Guerre Mondiale, celle qui s’appelle encore Iolanda Gigliotti rêve de gloire. Arrivée en France dans les années 50, elle va connaître un succès foudroyant, notamment grâce à Bambino. Trois décennies de succès plus tard, elle se donne la mort. Et en 2017, trente ans après son suicide, Lisa Azuelos réalise le biopic qui lui est consacré, projet porté depuis longtemps par Orlando, producteur et frère de la chanteuse.

 

La réalisatrice a fait le choix d’un film ultra-classique, dans la tradition du biopic linéaire, retraçant la vie de la star de son enfance à sa mort. Ce choix pourrait paraître ennuyeux étant donné le nombre de documentaires (et même un téléfilm en 2005) consacrés à Dalida. Mais la modestie de Lisa Azuelos, qui ne cherche jamais à se mettre en avant mais sert toujours la narration de cette vie hors du commun, finit par emporter l’adhésion. Sveva Alviti, jeune italienne de 32 ans dans son premier rôle après une décennie de mannequinat, est bluffante. Si les premières séquences montrent un playback peu assuré et une actrice qui cherche ses marques, petit à petit, la jeune femme devient littéralement Dalida, jusqu’à une séquence bouleversante sur la reprise de Je suis malade de Serge Lama. La vie de la chanteuse est marquée par une carrière exceptionnelle et une vie personnelle tragique, jalonnée de deuils et de drames. Cet angle, émouvant mais évitant le pathos, fait oublier les facilités de mise en scène et font de ce biopic un joli témoignage, hommage passionnant à une chanteuse hors modes.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog