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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Prix du jury et du public au Festival de l’Alpe d’Huez, L’ascension est le premier long-métrage de Ludovic Bernard. Inspiré d’une histoire incroyable mais vraie, cette comédie d'aventures portée par Ahmed Sylla est une réussite.

"L'ascension", un film de Ludovic Bernard

 « Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là... D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

 

 

Assistant réalisateur de Guillaume Canet ou Luc Besson, Ludovic Bernard signe avec L’ascension sa première réalisation. Il s’agit également du premier rôle important de l’humoriste Ahmed Sylla pour le cinéma. Adapté librement du récit de Nadir Dendoune Un tocard sur le toit du monde, le film retrace le défi rocambolesque d’un jeune homme qui se promet de gravir l’Everest pour séduire la fille dont il est épris alors qu’il n’a absolument aucune expérience en alpinisme.

 

Si ce n’était pas une histoire vraie, on pourrait trouver le scénario improbable. La force du film, outre l’interprétation d’Ahmed Sylla, c’est la quasi-absence des clichés habituels sur les jeunes du « 9-3 » et la sincérité de l’entreprise. C’est aussi la puissance de la volonté d’un jeune homme issu d’un milieu modeste et qui va se dépasser par amour mais aussi par défi personnel. La mise en scène, simple mais toujours à bonne distance, sert un propos qui évite la vanne à tout prix, même si l’on rit pas mal. « Tocard » dans les premières séquences, le héros devient vite beaucoup plus attachant et c’est la respiration suspendue que le spectateur suit ses aventures, son incroyable « ascension » du plus haut sommet du monde (tourné en partie au Népal mais aussi dans les Alpes). Sans être un film majeur, L’ascension est un feel good movie qui tient sa promesse : rires et émotion. Et c’est déjà plus qu’honorable dans le genre souvent sinistré de la comédie française.

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