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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après un détour anglo-saxon, Thomas Vinterberg revient au Danemark avec La communauté, son nouveau long-métrage. L’inspiration n’est plus là.

"La communauté", un film de Thomas Vinterberg

Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d'architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s'installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d'un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l'expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l'amitié, l'amour et l'intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l'une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous...

 

 

Le deuxième film de Thomas Vinterberg, Festen, Prix du jury au Festival de Cannes 1998, semble étouffer toute sa filmographie. Depuis près de vingt ans, le réalisateur court après cette immense réussite en multipliant les expérimentations plus ou moins convaincantes, du Dogme95 à un teen movie décalé (Dear Wendy) en passant par une adaptation un peu académique de Thomas Hardy (Loin de la foule déchaînée). La communauté s’inspire de l’expérience personnelle de Vinterberg, qui a vécu en communauté avec ses parents de 7 à 19 ans.

 

Au cœur des années 70 et de ses utopies, un couple de bourgeois décide de vivre en communauté dans une immense maison héritée d’un père défunt. Les premières séquences sont prometteuses mais ces promesses ne seront pas tenues, Vinterberg se prenant étrangement les pieds dans le tapis conformiste et livrant un film profondément ennuyeux et surtout sans la moindre aspérité – un comble. Malgré le talent de son actrice principale, Trine Dyrholm, Ours d’argent de la meilleure actrice à Berlin, le film tourne en rond, comme si le réalisateur avait déserté le plateau, faute d’inspiration.

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